Stagnation des performances techniques, marges en chute libre

Dominique Poilvet - Réussir Porcs Octobre 2012

Stagnation des performances techniques, marges en chute libre
Truie et porcelets en maternité. D. Poilvet

GTE et GTTT 2011 Selon la synthèse publiée par l’Ifip, les résultats techniques des élevages ont peu progressé en 2011. À cause de la flambée du prix des aliments, la marge sur coût alimentaire est en nette baisse par rapport à 2010.

L’année 2011 ne restera pas dans les anales de la rentabilité des élevages de porcs français. La marge sur coût alimentaire et renouvellement baisse à 836 € par truie (962 € en 2010), malgré une hausse de 16 centimes du prix du kilo de carcasse (1,469 €/kg). La faute au prix des aliments, qui est passé en un an de 200 à 262 euros/tonne en moyenne. Le prix moyen de 2008, considéré alors comme anormalement élevé (253 €/kg) est donc largement dépassé.
De plus, les performances techniques ne connaissent pas la même progression que les années précédentes. Le nombre de kilos vifs produits par truie présente et par an ne s’améliore que de 5 kilos par rapport à 2010, alors que certaines années, il avait progressé de plus de 50 kg. En cause, une productivité numérique qui stagne (22,4 porcs produits par truie présente et par an), et au poids d’abattage en baisse de 300 grammes (116,1 kg). Les performances de production ne bougent pas : stabilité des indices en post- sevrage (1,63) et en engraissement (2,66), du TMP (60,5), de l’âge à 115 kg (183 jours) et des GMQ (473 g/j en post-sevrage, 794 g/j en engraissement). Seul le pourcentage de porcs dans la gamme s’améliore légèrement à 87 % (+ 1 %), de même que les taux de pertes en post-sevrage et en engraissement, signe que les efforts pour améliorer le sanitaire des élevages se poursuivent. Au final, l’indice de consommation global fait du « sur place », à 2,90 contre 2,91 l’année précédente.

Une progression faible, mais généralisée, de l’ensemble des critères en GTTT

Les résultats GTTT qui caractérisent les performances des troupeaux de truies améliorent cependant le bilan de l’année 2010, avec une progression faible, mais généralisée, de l’ensemble des critères. Le nombre de porcelets nés totaux, nés vifs et sevrés par portée augmente de 0,1 point, comme les années précédentes. En 2011, les truies ont sevré 28,3 porcelets en moyenne. Pour la première fois, le tiers supérieur dépasse la barre des 30 porcelets sevrés. Les truies de ces élevages ont une prolificité exceptionnelle, avec 14,6 porcelets nés totaux et 13,6 nés vifs par portée. Elles sèvrent en moyenne 11,9 porcelets, grâce à un taux de pertes sous la mère inférieur de deux points à la moyenne (18,1 % contre 20 %). Leur rythme de reproduction est également plus rapide de 2,5 jours, grâce notamment à un âge au sevrage à 22,6 jours et un intervalle sevrage-saillie fécondante de 7,4 jours.

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