Trois questions sur la filière porcine à Michel Bloc’h, président de l’UGPVB

Propos recueillis par Dominique Poilvet - Réussir Porcs Janvier 2013

Trois questions sur la filière porcine à Michel Bloc’h, président de l’UGPVB
Michel Bloc’h, président de l’Union des groupements de producteurs de Bretagne. © D. Poilvet

L'avenir de la filière porcine bretonne passe par le développement de l'élevage. Pouvoir entreprendre et avoir des projets, telle est la volonté de Michel Bloc'h, président de l'Union des groupements de producteurs de Bretagne.

Pourquoi remettre aujourd’hui le développement au cœur des priorités de la filière ?

Pendant que nous faisons du sur-place, les autres bassins européens progressent. Si nous continuons à subir le carcan administratif, il est certain que les volumes de production vont plonger. Depuis quarante ans de production organisée en Bretagne, on subit pour la première fois des baisses de 2 à 5 % par an. En trois ans, on va perdre 10 % de la production, l’équivalent d’un gros abattoir breton. Le rebond est encore possible. Mais il faut faire vite.

Comment les élevages doivent évoluer pour répondre à cet objectif ?

L’essentiel est de ramener de la cohérence dans les exploitations. Il n’y a pas d’élevage type en terme de taille ou de lien au sol. Si la production porcine était associée au foncier, il n’y aurait que quatre millions de porcs en Bretagne. Mais actuellement, 8 élevages sur 10 ont besoin de créer des nouveaux bâtiments pour engraisser tous leurs porcelets. À cause de la mise sous cloche réglementaire, la plupart n’ont rien pu faire depuis dix ans. Cette cohérence est vitale pour abaisser le coût de production et produire dans de meilleures conditions. Il est important aussi de ramener de la cohérence dans les contraintes réglementaires. Les plafonds cantonaux à 15 000 unités d’azote doivent disparaître si l’éleveur dispose de terres d’épandage. Mais cette cohérence ne doit pas se faire au détriment d’autres productions.

La profession n’est-elle pas trop fragmentée pour réussir ce pari ?

Non. Il n’y a pas de concurrence entre les groupements sur la vision de ce que doit être l’élevage de demain. Tous les éleveurs font le même métier, et sont en phase sur les objectifs à atteindre.

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