Un coût de production élevé pour les truies allaitantes en liberté

Dominique Poilvet

Station des Trinottières dans le Maine-et-Loire
Les cases de truies allaitantes en liberté disposent d’une courette arrière commune pour deux ou quatre places. (D. Poilvet)

Il faut distinguer les diarrhées qui surviennent dès le sevrage et celles qui apparaissent plus tardivement. Même si les colibacilles impliqués sont les mêmes, les raisons qui les font émerger sont différentes, et les solutions aussi.

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Le poids des porcelets issus de truies logées en groupes au cours de leur lactation se dégrade de plus de 1 kg au sevrage. Ce résultat est issu d’un essai réalisé à la station des Trinottières (Maine-et-Loire), où une salle expérimentale de huit places de maternités disposant d’une courette à l’arrière de la case a été installée. Ces installations ont été réalisées dans le but d’obtenir des références technico-économiques au cas où la question du logement des truies allaitantes serait abordée au niveau européen.

« Quand les truies sont logées dans une même case, il arrive souvent que l’allaitement des porcelets soit interrompu, à cause de la présence des autres truies ou de porcelets des autres portées », constate Aude Dubois, directrice de la station. Le nombre de porcelets sevrés reste identique. Mais pour éviter trop d’écrasements, une étude précédente avait démontrée qu’il faut maintenir la truie bloquée pendant au moins sept jours après la mise bas.

Au final, le logement des truies allaitantes en groupe occasionnerait un surcoût d’au moins 2,8 c/kg de carcasse. La surface supplémentaire augmente le montant de l’investissement à la place de 73 %. Les charges supplémentaires liées au nettoyage (eau + temps) sont estimées à 415 euros par an pour 100 truies.

Source Réussir Porcs Octobre 2011

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