Un repreneur intéressé par l’abattoir Gad

Un repreneur intéressé par l’abattoir Gad
L'entreprise abat quelque 2,4 millions de porcs chaque année (DR).

Un premier repreneur s'est manifesté pour la société bretonne d'abattage de porcs Gad SAS (1.645 salariés), placée en redressement judiciaire en février, a-t-on appris mercredi de source syndicale, à l'issue d'une audience d'information au tribunal de commerce de Rennes.

"Les temps vont être difficiles, mais il reste un espoir", a déclaré à la presse Olivier Le Bras, délégué syndical FO, en précisant que le nom du repreneur n'avait pas été communiqué. Les repreneurs éventuels peuvent formuler leurs offres jusqu'au 17 mai.

L'entreprise, qui abat quelque 2,4 millions de porcs chaque année et qui a affiché un chiffre d'affaires de 453 millions d'euros en 2012, a été placée en redressement judiciaire le 27 février, avec une période d'observation jusqu'au 21 août.

Début avril, la direction du groupe avait indiqué ne pas exclure la fermeture d'un des deux abattoirs du groupe, qui emploient respectivement 850 et 650 personnes à Lampaul-Guimiliau (Finistère) et Josselin (Morbihan). Selon M. Le Bras, concernant le candidat évoqué mercredi, "nous ne savons pas s'il s'agit d'un repreneur pour un ou deux sites, il est trop tôt pour le savoir".

Le maire de Lampaul-Guimiliau, Jean-Marc Puchois (SE), présent au tribunal de Rennes avec une trentaine de salariés et d'autres élus locaux, a pour sa part interpellé les pouvoirs publics pour la survie de l'entreprise, qui employait encore "1.200 salariés" dans sa commune il y a quelques années.

"La filière porcine se trouve dans des difficultés extrêmes aujourd'hui et l'Etat doit prendre ses responsabilités vis-à-vis de l'Europe, notamment face au dumping social et fiscal pratiqué en Allemagne", a-t-il souligné.

Outre ses deux abattoirs, la société Gad, détenue à 65% par la coopérative morbihannaise Cecab et à 35% par le groupement de producteurs de porcs Prestor, emploie 50 salariés à son siège de Saint-Martin-des-Champs (Finistère) et 80 dans son atelier de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

Son dépôt de bilan intervient sur fond de crise de la filière porcine française, dans un contexte de forte concurrence avec la production à bas coût allemande.

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