Un virus mortel se propage dans les porcheries américaines

Un virus mortel se propage dans les porcheries américaines

La diarrhée épidémique porcine (PED) a été détectée pour la première fois dans les porcheries aux Etats-Unis en avril 2013 et s'est étendue depuis à 27 États. Ce virus mortel pour les porcelets fait flamber les cours du cochon.

Cette maladie contagieuse n'est pas transmissible à l'homme et ne pose pas de risque pour la sécurité alimentaire, assure le ministère américain de l'Agriculture (USDA). Mais elle cause diarrhées et vomissements chez les cochons et peut être fatale pour les porcelets non sevrés.

7 millions de porcs touchés

L'USDA n'a pas de données officielles sur le nombre d'animaux atteints par le virus. Mais selon Rich Nelson de la maison de courtage spécialisée dans les marchés agricoles Allendale, jusqu'à sept millions de bêtes pourraient en avoir été victimes depuis son apparition, soit environ 6% à 8% de la production.  Avec quelque 113 millions de porcs envoyés à l'abattoir en 2012, les Etats-Unis sont le deuxième producteur mondial de porcs, derrière la Chine.

Des mesures de précaution ont bien été mises en place pour tenter d'endiguer au maximum la propagation du virus, notamment en s'assurant de la propreté des camions ou en limitant les visites des personnes extérieures aux exploitations. La maladie devrait devenir moins virulente avec la remontée des températures.   "Le pic du virus s'est apparemment passé en février, ce qui signifie qu'en juin-début juillet, le nombre de porcs envoyés à l'abattoir devrait être en baisse de 10 à 15%", avance Rich Nelson.

Par crainte de problèmes d'approvisionnement, certaines entreprises de transformation de viande ont pris leur précaution et ont commandé massivement à l'avance, faisant grimper les prix. Le cours du porc pour livraison en avril a augmenté à la Bourse de Chicago de plus de 45% depuis le début de l'année et a terminé vendredi à 1,23 dollar par livre (0,45 kilo).

Augmentation des prix de 6 à 8%

Certains craignent qu'avec le virus, l'offre de porcs prêts à être consommés soit nettement réduite au plus fort de la saison des sandwichs au  bacon et surtout des barbecues.  Même s'il est difficile de prévoir exactement la répercussion sur les prix, les analystes prédisent une augmentation de 6 à 8% des côtelettes, saucisses et jambons.

Les consommateurs ne se tourneront sans doute pas vers la viande de boeuf, dont le prix a également fortement augmenté ces derniers mois en raison de la sécheresse touchant plusieurs Etats comme le Texas, grands éleveurs de bétail.

 

Source avec AFP

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