Vers la création d'un fonds pour soutenir la qualité ....

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Vers la création d'un fonds pour soutenir la qualité ....

Des cessations d’activités, des trésoreries en berne, des banques qui ne suivent plus… La filière porcine pourra-t-elle voir le bout du tunnel avec un fonds alimenté par le commerce pour financer les démarches qualité

Une à deux cessations d’activités par semaine dans les départements les plus producteurs, 40 à 50 % des exploitations porcines ont une trésorerie insuffisante, 10 à 20 % sont des situations très préoccupantes en Bretagne. Depuis 10 ans, les exploitations porcines n’ont pas eu de « grande année » pour redonner du souffle aux trésoreries, indique Georges Douguet, économiste à CER France Côtes-d’Armor.

Hausse des matières premières, non répercussion de la hausse du coût des matières premières, manque de compétitivité, embargo russe… L’instabilité et l’absence de visibilité bousculent l’aval comme l’amont et sapent la confiance des banques. Les opérateurs ne sont pas motivés par la mesure de stockage privé mise en place par l’UE, faute de débouchés dans des pays tiers. Du côté de la Fédération nationale porcine, on annonce la reprise des discussions autour d’un fonds alimenté par le commerce qui permettrait de financer les démarches de qualité et de répondre aux attentes sociétales en redistribuant une “prime’’ aux éleveurs. « Nos exploitations porcines françaises sont au bord du gouffre, notre métier d’éleveur serait-il voué à disparaître ? Non ! Je ne le pense pas ! Gardons espoir en notre beau métier qui est une passion", affirme Benjamin Dennequin, administrateur de JA nat’ en charge du dossier Porc. Un fonds alimenté par le commerce pour financer les démarches qualité peut être une solution, oui, mais pas pour l’intégralité de nos éleveurs.

Il faut absolument que nos élus du gouvernement se mettent en tête que seule une réduction de charges à tous les niveaux de la filière est la solution de retrouver de la compétitivité sur les marchés européen, mondial et ainsi redonner de la fluidité sur le marché sans baisser le prix du porc. Je tiens à préciser "qu’il n’y a pas seulement les exploitations porcines bretonnes qui souffrent de ses années de crise mais bien tous les producteurs du territoire national ! Gardons espoir ! J’ai confiance en notre métier, amis(e)s éleveurs, ne pensez pas au pire, confiez-vous, pensez à vos proches. Le porc français a un avenir !»

source : JAMAG - n° 723 Fev. 2016 

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