Vers un salaire minimum dans les abattoirs allemands

Réussir Porcs Décembre 2011

Un abattoir du groupe Tönnies. (DR)

En Allemagne, le parti conservateur de la chancelière Angela Merkel a adopté le mois dernier une motion appelant à la mise en place d’un salaire minimum. Dans le pays, 7 % des salariés travaillent pour des salaires bruts inférieurs à 6 euros de l’heure. Lors d’une conférence de presse à Paris le 15 novembre, la FGA-CFDT (fédération générale agro-alimentaire) et le NGG (fédération de l’alimentation allemande) ont revendiqué un salaire minimum de 8,50 euros brut de l’heure pour le secteur de la viande allemande. « Le salaire des travailleurs détachés des pays de l’Est est aujourd’hui de 3 à 4 euros de l’heure », a déclaré Bruno Vannoni, secrétaire national à la FGA-CFDT. En Allemagne, trois grands groupes (Tönnies, Vion, Westfleisch) se partagent environ la moitié de la production porcine. « 90 % de l’emploi des abattoirs allemands est géré par des sociétés de prestation de service qui mobilisent des populations de l’Est », a expliqué Bernd Maiweg, responsable de la branche viande de la NGG.

Collectif contre le dumping social

Le CRP Bretagne et l’UGPVB ont accueilli favorablement la proposition allemande. Les deux structures avaient engagé des travaux en 2009-2010 sur le dossier sensible des distorsions de concurrence dans la filière viande porcine liées au coût de la main-d’œuvre en Allemagne. Une plainte avait été déposée à Bruxelles début 2011 par le collectif contre le dumping social. Si cette plainte est toujours en expertise au niveau européen, le CRP et l’UGPVB se félicitent de ce premier pas fait par la chancelière Allemande. 

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires