Œufs : le bien-être des poules a un prix !

Œufs : le bien-être des poules a un prix !

Balance commerciale en berne, production en repli, concurrence déloyale d'élevages européens qui ne sont toujours pas aux normes, la filière œufs a dénoncé jeudi "le prix" que coûte le bien-être animal et demandé de l'aide.

"Le bien-être animal a un prix : les oeufs coûtent 7% de plus à la sortie des élevages par rapport aux anciennes normes européennes et 15% par rapport aux normes dans le reste du monde", a expliqué à Philippe Juven, président du du Comité national pour la promotion de l'oeuf (CNPO), qui tenait sa conférence de presse annuelle jeudi.

Dans ces conditions, les éleveurs français dénoncent la "distorsion de concurrence" à laquelle ils font face, estimant que 10% des élevages européens ne sont toujours pas aux normes notamment en Espagne, Italie ou Pologne, selon M. Juven.

En deux ans, les éleveurs français ont investi près d'un milliard d'euros pour cette mise aux normes, en augmentant notamment de 40% les surfaces des élevages, rappelle le CNPO. Cette mise aux normes a eu de nombreuses conséquences sur la filière.

Une production en repli  de 2,7% en 2012

Selon les premières estimations, la production française s'est repliée de 2,7% en 2012. L'Hexagone devrait toutefois rester pour 2012 le plus important producteur du continent, ex-aequo avec l'Allemagne, avec 12,2 milliards d'oeufs produit.

Pour la première fois de mémoire d'éleveurs, la France a importé beaucoup plus d'œufs qu'elle n'en a exporté. Le secteur oeuf et ovoproduits (destinés à l'industrie agroalimentaire) est déficitaire de 46,3 millions d'euros de janvier à novembre 2012, contre un excédent de 6,2 millions sur la même période en 2011.

La production, comme les exportations, devraient repartir à la hausse en 2013, les mises aux normes étant terminées. Mais la filière demande au gouvernement de plaider en sa faveur auprès de Bruxelles pour avoir des soutiens (restitutions) à l'export, revendique Philippe Juven, par ailleurs éleveur dans la Drôme.

Malgré ces préoccupations, les ventes d'oeufs en grande et moyenne surfaces ont progressé de 1,9% en 2012, tirées notamment par la croissance d'environ 6% des oeufs bio, selon le CNPO. Les oeufs standard gardent néanmoins 64% des parts de marché, loin devant les oeufs de plein air (17%), le bio (8%) ou Label rouge (8%).

Source AFP

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Commentaires 1

poul

en france il faut faire de la qualité mais au même prix que nos voisins qui n'ont pas du tout les même règle mais on doit les vendre au même prix ce n'est pas possible ! on a rien sans rien!!

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