Aval filière : Trois questions à Gilles Dréan, vice-président de la Fédération des industriels de la volaille

Propos recueillis par Hervé Dumuis

Aval filière : Trois questions à Gilles Dréan, vice-président de la Fédération des industriels de la volaille

La détérioration du solde commercial des viandes de volailles s'est poursuivie en 2008 ? Pourquoi ?

C'est la continuation de la gestion européenne et des accords de l'OMC. Il n'y a pas de mesure pour bloquer les importations et il existe des intérêts supérieurs d'échanges qui privilégient la haute technologie à l'agriculture. C'est une évolution logique.

Comment la France est-elle devenue importatrice nette vis-à-vis des partenaires européens ?

La filière a du plomb dans l'aile car les volumes baissent. Donc, la compétitivité s'en ressent. En contrepartie, les autres pays européens ont amélioré la leur. À compétitivité égale, ces derniers préfèrent acheter leurs produits et ont tendance à ériger des mesures protectionnistes comme l'Angleterre avec le « Buy British » ou le 4D en Hollande.

Etes-vous pessimiste pour le futur de la filière volaille ?

Non. À court terme, il y aura une évolution négative. Par contre sur les produits frais, qui resteront franco-français, nous avons atteint notre seuil de chute. À long terme, la pression provenant des pays en voie de développement va s'atténuer à mesure que ces derniers verront leur niveau de vie et leurs coûts salariaux se rapprocher des nôtres. Il faut donc préserver nos capacités de production et continuer à investir dans de nouveaux outils. Certains ont du mal à le faire et on peut penser que la concentration va être plus forte dans l'avenir.

Source Réussir Aviculture Juillet-Août 2009

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