Bilan de l'enquête IA 2007 : Aucun cas confirmé

Armelle Puybasset

Sur les 1195 élevages français concernés par l'enquête Influenza aviaire en 2007, aucun n'a été confirmé porteur d'un virus IA faiblement pathogène. La surveillance se poursuit en 2008.

Le ministère de l'Agriculture a diffusé les résultats de l'enquête de surveillance relative à
l'influenza aviaire. Sur les 1195 élevages enquêtés toutes espèces et toutes productions
confondues, 51 se sont révélés séropositifs à un virus influenza aviaire faiblement
pathogène (IAFP). Cinquante étaient de type H5 et 1 de type H7. Après analyse en virologie
par méthode PCR, tous ces cas ont été infirmés. « Un cas n'est déclaré positif que si l'on
parvient à isoler le virus », a expliqué Hervé Morin, vétérinaire sanitaire, lors de l'assemblée
générale du Cicar. « Cela montre que le virus circule mais à bas bruit. »
La grande majorité des suspicions vient de la filière palmipède, en particulier des
reproducteurs, avec une prévalence proche de 10 %. Sur 366 élevages reproducteurs
palmipèdes, 48 étaient séropositifs. « Ces résultats sont assez comparables à ceux des
années précédentes », note Hélène Sadones, du ministère de l'Agriculture, lors de la
journée Itavi canard à rôtir. L'enquête de surveillance sera renouvelée en 2008 (à partir de
juin-juillet) mais portera sur beaucoup moins d'élevages et sera davantage concentrée sur
les élevages de palmipèdes.






La majorité des suspicions viennent de la filière canard, en particulier les reproducteurs. (A. Puybasset)

La majorité des suspicions viennent de la filière canard, en particulier les reproducteurs. (A. Puybasset)

Étude des facteurs de risque

« Il est difficile de comprendre pourquoi le taux de contamination est si élevé dans les
élevages de reproducteurs, alors que les conditions d'hygiène sont supérieures à celles
des élevages de chair », soulève Hervé Morin.
Dans cette optique, l'Afssa a démarré en début d'année une enquête sur les facteurs de
risque d'introduction de virus IA faiblement pathogènes dans les élevages de palmipèdes.
Les résultats sont attendus en 2009. En attendant, une épée de Damoclès pèse sur la
filière.
En effet, depuis cette année, les cas positifs d'IAFP sont à déclaration obligatoire et la
profession s'inquiète des conséquences économiques et commerciales qui pourraient en
découler (notamment les couvoirs en cas de fermeture des frontières).





 

Déclaration obligatoire

Les enquêtes relatives à la surveillance de l'influenza aviaire sont réalisées chaque année
depuis 2002 dans chaque État membre. Une directive européenne de 2006 transposée dans le
droit français le 18 janvier 2008 a inclus les virus faiblement pathogènes de sous types H5 et
H7 dans la définition de l'influenza aviaire, en plus des virus hautement pathogènes tels que le
virus H5N1. Il en découle que les cas de contamination par des virus faiblement pathogènes
sont désormais à déclaration obligatoire.

Source Réussir Aviculture Juillet-Août 2008

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