Brésil - UE : Fin du différend sur le poulet salé

Pascal Le Douarin

Après deux mois d'interruption, les demandes de certificats d'importation de volailles en provenance de pays tiers et soumises aux quotas(1) à droits d'entrée réduits ont pu être déposées au mois de décembre. Depuis le 1er janvier, les produits d'importation peuvent continuer à entrer en Europe. L'UE contestait la volonté du Brésil de favoriser ses grands exportateurs historiques en leur attribuant 90 % des quotas. Un compromis a été trouvé. Côté brésilien, l'attribution selon les performances des trois dernières années est réduite à 60 %. Les 40 % restant seront attribuées sans référence, et 10 % seront réservées aux nouveaux entrants. En contrepartie, l'UE modifie des modalités techniques : augmentation de la quantité qui peut être demandée (jusqu'à 10 % du quota de la période d'allocation, au lieu de 5 %) et diminution du dépôt de garantie (100 €/tonne au lieu de 500 €/t). Au Brésil, cet accord est vu comme une victoire des « petits » exportateurs. Selon leur représentant, le blocage des certificats aurait entraîné une chute de 30 % des prix du poulet salé (2 500 dollars US/tonne contre 3200 $ au premier semestre) provoquée par ces grands opérateurs.

(1) 619 094 tonnes dont 342 584 tonnes en provenance du Brésil.

Source Réussir Aviculture Janvier-Février 2009

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