Collecte des oiseaux morts

Pascal Le Douarin

L'ATM (gestion des flux d'animaux trouvés morts) avicole affiche un bilan 2010 satisfaisant, mais souligne la hausse spectaculaire des gros enlèvements.

Pour sa première année complète de fonctionnement, l'association ATM avicole a géré 7,2 millions d'euros pour un flux d'environ 29 200 tonnes de cadavres de volailles, en provenance de 13 023 exploitations, ramassées au cours de plus de 100 000 enlèvements. Par rapport au prévisionnel, l'écart de tonnage réalisé est de + 6 %.

C'est dans le Grand Ouest que les tarifs sont les plus bas (214,59 euros) en raison des volumes élevés (18 000 tonnes). Le secteur chair représente 19 000 tonnes, le secteur accouvage 9200 tonnes (oiseaux et sous-produits de couvoirs) et le secteur circuits courts 673 tonnes (4162 enlèvements).

En 2010, ATM a observé davantage de petits enlèvements (0-100 kg) et plus d'enlèvements de plus de 500 kg. Ce qui préoccupe l'association, et qui pourrait à terme modifier les contrats passés avec les équarrisseurs (Sifda, Atemax et Monnard), ce sont les enlèvements de plus de 5 tonnes. Ces sinistres concernent toutes les espèces, du poulet à la caille. Avec 219 cas, leur nombre a doublé.

Ces deux millièmes d'enlèvements représentent 10 % de la collecte totale (2898 t). « Ce n'est pas lié à des coups de chaleur, analyse Gilles Le Pottier. C'est la conséquence de problèmes techniques… » En filigrane, l'ATM se demande qui devrait payer à l'avenir : la collectivité des éleveurs (via ATM) ou l'assurance de l'éleveur sinistré.

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