Crise de l’œuf : les producteurs décident de baisser la production de 5%

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Crise de l’œuf : les producteurs décident de baisser la production de 5%

Devant la gravité de la crise qui touche le marché de l’œuf, les producteurs ont décidé de réduire de 5 % leur cheptel de poules pondeuses pour une meilleure adéquation avec le marché.

Le marché de l’œuf traverse une de ses crises les plus graves depuis de nombreuses années.  Le potentiel de production français en place serait  supérieur de plus de 5 % aux besoins des marchés. Une  hausse de la production qui s’accompagne d’une chute des prix à la production et d’une hausse du coût  de l’aliment. « L’offre est très présente, le prix de revient très élevé, et comme dans beaucoup d’autres secteurs de l’agro-alimentaire, la grande distribution et les industries font peser une pression permanente sur les organisations de producteurs et les producteurs.» explique la section OEufs de l'UGPVB* (Union des Groupements de Producteurs de Viande de Bretagne)

Devant la gravité de la situation, l’UGPVB, dans le pas du CNPO (Interprofession de l’œuf), a décidé de prendre des mesures drastiques et immédiates de réduction de la production. Dès aujourd’hui et pour une durée d’au moins 6 mois, les intervenants du Grand Ouest (et plusieurs opérateurs d’autres régions) ont décidé de réduire de 5 % leurs cheptels en place dans l’optique d’une adéquation avec la demande du marché.

« La décision de prolonger les vides entre deux bandes d’au moins 4 semaines supplémentaires a déjà, depuis plusieurs semaines, permis d’arriver à une meilleure fluidité du marché et les producteurs continueront bien sûr à mettre en œuvre cette opération » explique , l’UGPVB  dans un communiqué. Une veille des effectifs en ponte va être mise en place dès la fin du mois d’août et pourra permettre de réagir rapidement au moindre faux pas des quantités disponibles.

Dans un communiqué diffusé le 17 juillet, le CNPO avait déjà annoncé cet objectif de baisse de 5% de la production française. Il avait, pour cela, fixé plusieurs orientations : le respect strict des densités en élevage ; des vides techniques allongés les portant à 6 semaines minimum pour tous les modes de production jusqu’à la fin de l’année; des abattages anticipés de poules pondeuses ou le maintien de bâtiments vides et une pause dans les projets de création ou d’extension d’élevages.

 *La section OEufs de l'UGPVB défend les intérêts des Organisations de Producteurs, représentant 20 millions de poules pondeuses, soit 45 % de la production française.

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Commentaires 1

ann19

on a un peu de mal à comprendre, le prix des oeufs dans la grande distribution n'a pas baissé!

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

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