Des soutiens indirects à l’exportation pour le poulet argentin

Marc-Henry André - Réussir Aviculture Septembre 2012

Des soutiens indirects à l’exportation pour le poulet argentin
Abattoir du leader argentin de l'exportation de poulet, Granja Tres Arroyos, à Capitan Sarmiento. © emiliano@descole.com

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Des soutiens indirects à l’exportation pour le poulet argentin

Voir le dossier de Réussir Aviculture de septembre 2012. R Aviculture n°179, p. 34 à 43.

Les exportateurs de poulet sont les « chouchous » de l’agrobusiness argentin. D’une part, contrairement aux exportateurs de bœuf et de céréales, les industriels avicoles exportent les volumes qu’ils souhaitent. D’autre part, ils sont les grands gagnants du « modèle K », K pour Néstor Kirchner, défunt ancien président de la République.
Les grains exportés au cours mondial doivent acquitter des taxes importantes (20 % sur le maïs et 35 % sur le soja) qui ne pèsent pas sur les grains utilisés sur place. De ce fait, la graine valorisée sur place coûte 20 % et 35 % de moins que le cours mondial de Chicago. Le mécanisme fait que les exportateurs de graines payent la taxe à l’État argentin, jouant ainsi le rôle de grands collecteurs d’impôt. Au préalable, ils la répercutent sur le prix payé aux céréaliers qui sont les vrais contributeurs de cette taxe. Cela favorise la transformation locale de volailles et la fourniture d’une viande à moindre coût sur le marché intérieur (pas toujours car les prix de marché sont calés sur les viandes de substitution).
L’État prélève aussi une taxe de 5 % sur les exportations de poulet et de 7,5 % sur les poudres d’œuf. Cela semble bas, mais une tonne de poulet vaut plus qu’une tonne de soja. Aussi, les abatteurs-exportateurs disent qu’ils perdent plus qu’ils ne gagnent avec ce système de taxes à l’export né du chaos de la crise économique de 2002.

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