Dosatron, leader de la pompe doseuse hydromotrice

Pascal Le Douarin - Réussir Aviculture Janvier-Février 2013

Dosatron, leader de la pompe doseuse hydromotrice
Montage d’une pompe à membrane à Tresses. L’usine d’assemblage est divisée en micro-usines, dédiées au montage d’une seule gamme, où chaque salarié est impliqué dans l’amélioration des performances. © P. Le Douarin

Depuis près de quarante ans, Dosatron conçoit, assemble et vend des pompes doseuses mues par la seule force de l’eau. Avec un succès mondial basé sur le triptyque produit-réseau de distribution-qualité de service.

Les pompes doseuses Dosatron ne connaissent pas la crise. « Nous augmentons constamment nos ventes sur le secteur élevage, qui représente aujourd’hui 60 % de nos volumes », souligne Xavier Chehri, le responsable du marché élevages. L’unique usine, située à Tresses aux portes de Bordeaux, produit en moyenne 2100 pompes doseuses par semaine, dont 92 % seront vendues dans une centaine de pays, via un réseau de distributeurs indépendants. Elles seront mises en œuvre dans l’agriculture et l’élevage, l’environnement, l’industrie et la santé.
Tous ont le même besoin : diluer en continu un additif liquide (ou une poudre diluée au préalable) dans un réseau de distribution, et selon un dosage défini. Le dosage proportionnel hydromoteur a vu le jour en 1974 pour le monde de l’élevage. Ce sont les frères Cloup, Jean l’ingénieur Arts et Métiers et Philippe le vétérinaire, qui ont conçu le procédé. En élevage, la pompe la plus diffusée est la D25, qui fonctionne jusqu’à 2,5 m3/heure de débit, et qui est déclinée en une dizaine de modèles.

Un concept simple mais une technologie pointue

La qualité du matériel, alliée à la simplicité d’utilisation, a fait la renommée mondiale de Dosatron. Le service Recherche et Développement, avec son laboratoire d’essais, pousse les prototypes et les pompes de série à leurs limites. Le centre d’essais a récemment investi. En passant de 30 à 160 m3 de débit d’eau par heure, le laboratoire peut tester un grand nombre de pompes, dans des conditions variées. Côté fabrication, Dosatron fait injecter ses pièces par un réseau limité de sous-traitants européens (au moins 90 % en France). Elles sont assemblées à Bordeaux. Pour minimiser les dysfonctionnements et le retour des pompes, chaque appareil est testé. De plus, chaque pompe est gravée avant expédition.

Partenariat avec des laboratoires vétérinaires

Xavier Chehri insiste sur la philosophie de l’entreprise : « Nous ne vendons pas uniquement des pompes doseuses, mais des solutions techniques adaptées à chacun, selon son contexte de production. Nous avons acquis une très bonne connaissance des problématiques d’élevage. » Le responsable élevage sillonne le monde à la rencontre de ses distributeurs — comme Ocène en France — qui lui remontent l’information. Avec moins de 80 personnes dans la PME, ce réseau est essentiel.

Un marché dopé par la démédication des conduites d’élevage

L’entreprise s’implique aussi dans la production de références sur l’abreuvement. « Nous savons quand et combien boivent les animaux, et quels éléments prendre en compte selon les produits à doser et les conditions d’élevage. » Des laboratoires vétérinaires, concepteurs de produits, consultent Dosatron pour élaborer leurs formulations. Avec des produits poudreux à diluer dans le bac, adapter la solubilité aux conditions du terrain est essentiel. Dosatron informe aussi les éleveurs. En partenariat avec Ocène, un calculateur de la solution mère des traitements à incorporer dans le bac de mélange est proposé sur CD Rom ou en ligne. À moyen terme, une application pourrait être développée pour smartphone ou tablette.
Dans un contexte général croissant de démédication qui exige sécurité, traçabilité, précision et bonnes pratiques, la pompe hydromotrice Dosatron a encore un bel avenir devant elle.

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