Doux et Tilly-Sabco dans la tourmente après une décision de l'UE

Doux et Tilly-Sabco dans la tourmente après une décision de l'UE

Les volaillers français Doux et Tilly-Sabco sont touchés de plein fouet par une décision de Bruxelles divisant par deux les subventions octroyées à la France pour l'exportation de poulets.

La Commission européenne a informés jeudi le Gouvernement de sa décision de diviser par deux le niveau des restitutions sur la filière volaille.  Actuellement fixées à 21,70 euros pour 100 kilos de poulets, ces aides vont passer à 10,85 euros. 

 "Avec  Stéphane Le Foll, nous avons convoqué aujourd'hui une réunion d'urgence (...) pour voir comment nous pouvons apporter un soutien rapide aux entreprises" fragilisées par cet accord, a annoncé le ministre délégué à l'Agroalimentaire, Guillaume Garot citant les groupes Doux et Tilly-Sabco, comme les principaux bénéficiaires. Doux (marque Père Dodu) est déjà en grande difficulté et en redressement judiciaire depuis juin.

Les ministres souhaitent que ces entreprises puissent bénéficier du crédit d'impôt compétitivité et emploi (CICE), selon M. Garot.  Ils vont par ailleurs saisir le commissaire européen à l'Agriculture, Dacian Ciolos, pour contester cette décision, a encore déclaré M. Garot reconnaissant que la France était aujourd'hui le seul pays de l'Union européenne à bénéficier de ces aides.

La Commission européenne rappelle, de son côté, que « le montant de la restitution (subvention) tient compte de la situation du marché ». Le marché de la viande de volaille étant  "dynamique  (les exportations ont augmenté de 44% dans ce secteur entre 2008 et 2011), elle juge "qu’un montant de restitution élevé n'est pas nécessaire à l'équilibre du marché communautaire".

Les restitutions s'appliquent aux exportations de volailles (uniquement les poulets entiers congelés) vers les Etats de l'ex-URSS, l'Angola, l'Arabie saoudite, le Koweit, le Bahrein, le Qatar, Oman, les Emirats arabes unis, la Jordanie, le Liban, l'Irak et l'Iran. "Les producteurs français de volaille sont en compétition avec le Brésil, les Etats-Unis, la Thaïlande ou la Chine" qui ont des coûts de production plus bas, s’insurge Christian Marinov, directeur de la Confédération française de l'aviculture (CFA).

Source AFP

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