Doux : Sofiprotéol dépose une offre de reprise "améliorée"

   Doux : Sofiprotéol dépose une offre de reprise "améliorée"

Sofiprotéol, l'établissement financier de la filière huiles et protéines végétales, remettra mardi aux administrateurs judiciaires du groupe volailler Doux une offre de reprise "améliorée".

L'objectif est "d'améliorer autant que possible les caractéristiques sociales de l'offre" de reprise, a indiqué Sofiprotéol, sans donner davantage de précisions sur son contenu.

Le ministre délégué à l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, avait déclaré qu'il n'y aurait pas d'argent public "sans effort des partenaires", considérant que "de nouvelles propositions devront être faites".

Le délégué central syndical adjoint CFDT Jean-Luc Guillart, interrogé sur la nouvelle offre de Sofiprotéol, a estimé pour sa part que "ce sont des entreprises qui ont de l'argent et qui peuvent réinvestir pour une remise à niveau" des outils industriels. "Ce sont les rois de l'agro. Pour nous, ce serait tout bénéf", a-t-il jugé.

Une douzaine d'offres de reprises de Doux, l'ex-numéro 1 européen de la volaille, ont été déposées devant le tribunal de commerce de Quimper qui tiendra vendredi une audience et devrait ensuite mettre sa décision en délibéré.

Les syndicats s'attendent à au moins 1.500 licenciements dans le groupe, qui emploie 3.400 personnes et est en contrat avec 800 aviculteurs.

Jugeant les offres de reprises "consternantes", le patron du groupe, Charles Doux, a riposté en annonçant un "plan de continuation".

Ce plan devrait être déposé au tribunal avant mercredi soir, date limite de dépôt des offres, puis présenté au personnel -avec les autres offres de reprise- lors d'un comité central d'entreprise.

Charles Doux a notamment proposé aux quelque 800 éleveurs en contrat avec le groupe de transformer une partie de leurs créances en participation au capital de l'entreprise, sous la seule condition d'adoption du plan de continuation. La semaine dernière, 200 d'entre eux ont donné leur aval à cette proposition, estimant qu'il s'agissait du "seul projet garant de leur métier d'éleveurs, des emplois salariaux qui y sont attachés ainsi que de l'ensemble de la filière".

Source d'après AFP

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