Export : 15 millions d'aides européennes pour les éleveurs de poulets

Export : 15 millions d'aides européennes pour les éleveurs de poulets
Contrairement aux "restitutions", ces subventions seront accordées aux éleveurs

La France va dégager 15 millions d'euros d'aides européennes afin d'aider la filière "poulet export" à gérer la fin de subventions européennes. Ces fonds seront accordés aux éleveurs qui pourront ainsi vendre leur volaille à un prix économiquement viable pour les industriels.

Ces 15 millions seront débloqués au titre d'aides à la qualité sur l'enveloppe française de la politique agricole commune (PAC). Elles s'ajouteront à une aide nationale de 4 millions déjà annoncée par le gouvernement français pour la filière.  Contrairement aux "restitutions", les subventions à l'export d'un montant d'environ 55 millions d'euros par an qui allaient aux industriels, ces fonds seront accordés aux éleveurs qui pourront ainsi leur vendre moins cher leurs volailles.

Cette aide "pour soutenir la filière dans une démarche de relance de sa compétitivité" ne pourra toutefois être dégagée qu'en 2014, a précisé le Commissaire européen à l'Agriculture Dacian Ciolos.

La Commission a aussi donné son feu vert à la mise en place par la France dès 2014 d'un "fonds de stabilisation", abondé en partie par des aides au développement rural, pour lisser les effets de la volatilité monétaire entre dollar, euro et réal brésilien, principal concurrent de la France à l’export. Le programme d'aides sera également renforcé par la ventilation sur la filière de fonds européens d'aides à l'investissement, et notamment à la modernisation des bâtiments d'élevage.

Ces mesures doivent permettre "de pérenniser une activité à l'export qui a du potentiel", a fait valoir le ministre français dans un point de presse.

Tilly-Sabco  poursuit son activité, Doux sort du redressement judiciaire

Le PDG du volailler breton Tilly-Sabco, Daniel Sauvaget, a d’ailleurs annoncé qu'il allait poursuivre son activité en janvier, se disant "satisfait" des dispositifs décidés vendredi à Bruxelles. Tilly-Sabco, qui emploie plus de 300 personnes, menaçait de suspendre son activité en janvier, se disant incapable de faire face après l'arrêt des aides européennes à l'exportation en juillet.

Autre bonne nouvelle : le groupe Doux devrait sortir cette semaine du redressement judiciaire à la faveur d'une décision en ce sens du Tribunal de commerce de Quimper.

Lors d'une audience mardi, Doux présentera le plan qu'il a élaboré en vue de continuer son activité. Il fera notamment état de la future composition de son capital avec l'arrivée annoncée de la holding de l'homme d'affaires Didier Calmels (D&P) et du groupe saoudien Almunajem, son premier client.

Le volailler prévoit d'investir quelque 80 millions d'euros en huit ans pour moderniser son outil de production. Il devrait ainsi passer d'un passif de 340 millions d'euros lorsqu'il a été placé en redressement judiciaire en juin 2012, à un passif compris entre 60 et 70 millions d'euros payables sur dix ans.

Les juges devraient mettre en délibéré leur décision qui pourrait être rendue vendredi.

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Commentaires 5

geo

@moi même: si vous partez du postulat que rien n'est possible pour modifier petit à petit les habitudes des consommateurs, alors vous n'aurez d'autre choix que d'accepter la restructuration du secteur qui est inévitable en continuant ainsi. Coût annuel de la prolongation: 15M d'€...
Regardez l'exemple de Fair'France avec leur lait équitable. Dès que le producteur décide de s'impliquer dans la commercialisation du produit en faisant lui-même la promotion dans les supermarchés, les consommateurs sont prêts à payer le lait un peu plus cher. Les objectifs de vente sont largement dépassés pour l'année 2013. Comme quoi, il n'y a pas de fatalité.

fairytales

c'est le fameux pansement sur une jambe de bois

moi meme

bonjour il faut savoir que 90/100des poulets consommes en france sont du poulets indus (standard ) il existe d'autres poulets label certifie juges trop cher .le consomateur est roi c'est lui qui fait le marche pas l'eleveur.sauver des emplois avec des perfusions de capitaux si une solution existe pourqoi pas cependant ses 15 millions seront ils employes a bon compte s'est souhaitable.nous n'avons pas eu d'augmentation du poulet depuis 25 ans .le smig prends 2/100 le rsa aussi .les eleveurs vaudraient ils moins que les categories pres sitees .je pose la question je connai la reponce .

geo

Le système prouve chaque jour qu'il est au bord de l'explosion complète et irréversible mais on continue à panser les plaies comme on peut. Les aides n'étant valables qu'un an, le sort prévu pour Tilly-Sabco début 2014 attendra donc début 2015...
Quand allons-nous nous mettre autour de la table et élaborer un vrai plan pour la filière volaille, visant à sortir progressivement de ce modèle intensif dévastateur?

NB: "Au titre d'aides à la qualité" --> élaborer un produit standardisé à l'extrême, nourri aux antibios et soja OGM, de manière intégrée...Pas de doute, ça mérite bien une "aide à la qualité"!!

ulysse40

15 millions d'euros pour les eleveurs c'est tres bien si ce n'est pas du dumping economique! pour une fois que les subventions ne servent pas a payer les gros salaires des dirigeants de l'agroalimentaire!

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