Faire du poulet export un levier de compétitivité pour toute la filière

Armelle Puybasset - Réussir Aviculture Juin 2013

Faire du poulet export un levier de compétitivité pour toute la filière
L’objectif du projet Gallus est de pérenniser la filière grand export malgré l’accélération de la baisse des restitutions. © C. Gérard/archives

Pour perdurer sans les restitutions, la filière grand export veut réduire son écart de compétitivité avec le Brésil, de 350 euros/tec. Un objectif pour le moins ambitieux qui solliciteles maillons de l’industrie et de l’amont ainsi qu’un soutien de l’État.

Le marché du poulet grand export à destination des pays du Moyen-Orient est particulièrement dynamique. Le taux d’approvisionnement y est très déficitaire et la consommation est essentiellement portée sur la viande de poulet. Ce débouché, qui représente 23 % de la production française de poulet en volume, peut contribuer au redressement de l’ensemble de la filière. C’est l’objet du projet Gallus, initié par le CIPC (Comité interprofessionnel du poulet classique et certifié) : ce plan d’actions vise à pérenniser la filière grand export malgré l’accélération de la baisse des restitutions et à générer un effet levier pour la compétitivité de la filière de poulet frais. « Il faudra pour cela combler l’écart de prix de 350 euros/tec avec notre principal concurrent, le Brésil », a présenté Daniel Sauvaget, de Tilly Sabco, lors de l’assemblée générale interfilières. « L’effort devra être partagé à parts égales entre le maillon industrie, le maillon amont et un accompagnement public. »

Des économies pour les abattoirs et pour les élevages

En ce qui concerne les abattoirs, l’enjeu est d’économiser 120 euros/tec, soit 27 % de la marge opérationnelle. Pour le PDG, cela passerait par une automatisation plus poussée des process, le développement de produits associés (saucisses) et une valorisation des déchets.
Pour le maillon élevage, cela signifierait économiser 90 euros par tonne de vif, c’est-à-dire une baisse des coûts de revient du vif de l’ordre de 10 % ! « On peut y parvenir en optimisant la complémentarité des productions de poulet, en saturant davantage les outils et avec une meilleure régulation du coût des matières premières », estime-t-il. Le dernier tiers serait comblé par un fond d’accompagnement public à négocier dans le cadre de la PAC. L’argent versé à la filière (et pas directement aux abattoirs comme c’est le cas actuellement avec les restitutions) l’aiderait à s’adapter à la conjoncture.

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