Glon Sanders décidé à séduire les éleveurs du Centre

Lucien Latour et Pascal Le Douarin - Réussir Aviculture Octobre 2012

Glon Sanders décidé à  séduire  les éleveurs du Centre
Philippe Tillous-Bordes, PDG de Glon Sanders. « Avec Duc, nous nous donnons deux à trois ans pour voir si nous trouvons un positionnement. » © P. Le Douarin

Pour monter en charge, Glon Sanders propose aux éleveurs de la région Centre les contrats du même type qu’en Bretagne, mais ne participera pas à l’apurement des créances.

Au-delà des investissements à réaliser, notamment à Boynes, et des débouchés à trouver, il faut des éleveurs pour avoir des volumes. Glon Sanders prévoit d’abattre 150 000 poulets par semaine à Boynes et 25 000 dindes à Blancafort. « Nous allons voir les éleveurs un par un, afin de leur proposer les mêmes contrats que ceux signés par les éleveurs bretons », expliquait Éric Philippe, directeur général de Glon Sanders le 12 septembre. Fin août, le parc intégré Doux Centre était estimé à 175 000 m2 répartis chez une centaine d’éleveurs. Éric Philippe reconnaît que quelques éleveurs ont déjà signé avec la concurrence, mais que Glon Sanders et Duc constituent une filière cohérente et complète en région Centre. En reprenant seul l’abattoir de dindes de Blancafort, Glon Sanders offre des débouchés aux éleveurs mixtes « poulets/dindes ».

Un sacré challenge sur la dinde

En termes de positionnement sur le marché, l’objectif est de retrouver le fonds de commerce perdu par Doux depuis le 1er juin et de s’implanter en GMS, sous produit MDD et à marque Père Dodu.
La co-entreprise DGS constituée entre Duc et Glon Sanders sur deux outils (abattoir poulet de Boynes et couvoir d’Amilly), détient la licence de la marque Père Dodu en frais. « Nous allons travailler avec Duc pour rentabiliser la marque.
Nous nous donnons deux à trois ans pour voir si nous avons une chance de trouver son positionnement », indiquait Philippe Tillous-Bordes, PDG de Glon Sanders le 12 septembre. Les synergies avec Duc sont attendues sur le marketing, mais aussi au plan industriel avec les outils de Bourgogne. C’est en dinde que le challenge sera le plus fort.

Une filière Centre en synergie avec l’Ouest

« En dix ans, Glon Sanders a développé une filière cohérente qui a toujours progressé, avec un modèle tourné vers la fourniture des marchés industriels et de la RHF », souligne Éric Philippe. Les éleveurs de l’Ouest n’ont pas à craindre un déplacement de la production : « au contraire, cette nouvelle
implantation va renforcer notre force pour maintenir des approvisionnements français, notamment en poulets lourds.
Elle va nous permettre de disposer d’une plateforme logistique vers les marchés du Sud-Est, comme de l’exportation ». Pour ce qui concerne une participation à la prise en charge des créances des éleveurs vis-à-vis de Doux, ce sera non.
« Afin que les éleveurs récupèrent leurs créances, nous avions proposé une décote sur le prix de rachat du vif. Le Tribunal de commerce n’est pas allé dans ce sens », souligne Stéphane Athimon, responsable de la production avicole Glon Sanders.
  

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