Grippe aviaire: le gouvernement détaille les aides aux professionnels

Grippe aviaire: le gouvernement détaille les aides aux professionnels

Le ministère de l'Agriculture a détaillé vendredi les aides aux professionnels du canard et du foie gras concernés par une épidémie de grippe aviaire dans le Sud-Ouest, réservant aux producteurs de palmipèdes 110 des 130 millions annoncés pour l'ensemble de la filière.

Ces producteurs, touchés par le gel total de la production dans dix-huit départements, pourront déposer leur demande d'indemnisation à partir du mois prochain, précise le ministère de l'Agriculture dans un communiqué. L'indemnisation sera calculée sur la base des volailles non produites avec un forfait pour chaque de type de production. Sur l'enveloppe globale, 20 millions seront par ailleurs réservés aux accouveurs - ceux qui sélectionnent et font éclore les oeufs - qu'ils soient situés dans la zone de restriction définie depuis janvier ou en dehors de celle-ci, précise-t-il. "Ce dispositif prendra en compte la diversité des pertes subies" assure-t-il.

Le ministère rappelle que les éleveurs de 76 foyers de la maladie recensés à ce jour dans huit départements, ont été déjà indemnisés en urgence à hauteur de deux millions d'euros. "Un dispositif du même type sera mis en place pour les producteurs de volailles autres que palmipèdes" qui seraient également frappés. D'autres aides pourront être débloquées pour les entreprises du secteur touchées par le gel de la production (abattoirs, transformateurs, transports, nettoyages/désinfection, producteurs d'aliments pour volailles...). Une enveloppe de 60 millions d'euros sera ainsi réservée aux PME-PMI sous forme de subventions ou d'allègements de charges, fiscales et sociales notamment. "Mais il faudra attendre de constater la réalité des pertes sur l'année 2016" indique-t-on au ministère.  

Très en deçà

Le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog) a estimé jeudi que, si les aides étaient suffisantes pour les éleveurs, elles étaient "très en deçà des enjeux économiques" pour l'aval de la filière - abattoirs et ateliers de transformation. Pour le Cifog, "le chiffre d'affaires perdu" lors du gel de production imposé à partir du mois d'avril "ne sera pas récupérable et la grande majorité des charges devra être assumée par les entreprises: sans aides de l'État, faillites et plan sociaux sont inévitables, particulièrement dans les nombreuses petites, moyennes ou grandes entreprises de la filière".  

Le Cifog évalue à 220 millions d'euros les investissements nécessaires pour compenser les mesures de biosécurité, estimant qu'elles pourraient entraîner une diminution d'un tiers voire de la moitié de la production. En janvier, le gouvernement avait imposé un vide sanitaire intégral dans les élevages affectés par le virus de l'influenza aviaire pour endiguer l'épizootie, ce qui implique qu'il ne reste plus un seul canard dans ces élevages pendant quatre semaines.

Source avec AFP

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Commentaires 2

papa tcharli

Foutaise oui...
Car tout ça pour nous mettre un peu plus de normes que l'on aura pas dans d'autres pays...
Des contraintes insoutenable surtout quand vous avez plusieurs bâtiments, notamment pleine air , plusieurs sites...et d'autres activités...
Tout ceci a bien été calculé par les différentes grosses filière pour nous pièger encore un peu plus et éliminer les petits producteurs...
Qu'elle honte...

fred40

Quelle foutaise
tous les producteurs touche ont été indemnisé
pour ma part j'ai touché 6000 € sur les 35000 promis
et en plus en ce moment ils sont en train de revoir les dossiers parce qu'ils pense qu'on va trop tocher
eux ils l'on eu leur salaire de déc jan et fev

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