H5N1 : deux élevages sous surveillance

H5N1 : deux élevages sous surveillance

Un foyer de grippe aviaire H5N1 a été détecté dans une basse-cour en Dordogne, marquant le retour en France de ce virus potentiellement mortel pour l'homme, plus de huit ans après les derniers cas avérés.

La grippe aviaire a fait sa réapparition chez un particulier élevant des poules pour sa consommation personnelle à Biras, a précisé mercredi le préfet de Dordogne, Christophe Bay, lors d'une conférence de presse. Les services vétérinaires du département ont été alertés vendredi dernier après la mort de 22 des 30 animaux. Des analyses ont révélé la présence du virus, probablement transmis par des canards sauvages, selon la préfecture. 

Les volatiles rescapés ont été euthanasiés et la basse-cour désinfectée. Les prélèvements ont été transférés à l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), qui a confirmé mardi les premiers résultats. "Il s'agit d'une souche H5N1 hautement pathogène pour les volailles", semblant correspondre à "une souche déjà détectée en Europe qui présentait jusqu'alors un profil faiblement pathogène", a indiqué le ministère de l'Agriculture dans un communiqué.

Le risque de contamination à l'homme de cette souche n'est pas établi à ce stade. Les ministres de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, et de la Santé, Marisol Touraine, ont saisi l'Anses, "à titre de précaution, afin d'évaluer la dangerosité potentielle de la souche pour l'homme". La grippe aviaire n'est en revanche "pas transmissible à l'homme par la consommation de viande, oeufs, foie gras, et plus généralement de tout produit alimentaire", a souligné le ministère. "Ce virus n'a aucune conséquence en termes de consommation (...) de tout ce qui est issu des produits de la volaille", a insisté M. Le Foll, également porte-parole du gouvernement, à sa sortie du conseil des ministres. "Les animaux qu'on abat sont sains. La volaille est foudroyée donc les animaux malades n'arrivent pas jusqu'aux abattoirs", a affirmé Denis Lambert, patron du volailler LDC, affichant sa confiance dans "la qualité des services vétérinaires" français: "On va cerner la zone et il n'y a aucune raison que ça s'étende."    

Deux élevages sous surveillance    

Comme prévu dans cette situation, le gouvernement a activé le plan national d'intervention sanitaire d'urgence. Autour du site de Biras, une zone de protection de 3 kilomètres a été mise en place, où l'ensemble des animaux domestiques doit être confiné, y compris chiens et chats, "pour éviter toute dissémination", a expliqué M. Bay. Deux autres élevages de Dordogne ont été placés sous surveillance particulière, des contrôles habituels ayant mis en évidence des taux élevés d'anticorps suggérant que les volailles ont été en contact avec la maladie, a signalé le préfet. Il s'agit d'un élevage d'oies reproductrices à Domme, à 90 km au sud de Biras, et d'un élevage de canards, à Saint-Paul-la-Roche, à 50 km au nord.

Le ministre de l'Agriculture a en outre convoqué une réunion en urgence jeudi du Comité national d'orientation de la politique sanitaire animale, pour "s'assurer de l'application immédiate des mesures de protection et de gestion" contre la grippe aviaire. La dernière crise provoquée par le virus H5N1 en France remonte à début 2006. Après une hécatombe dans un élevage industriel dans l'Ain, le gouvernement de l'époque avait imposé pendant trois mois le confinement général des oiseaux et des volailles élevés en plein air ou détenus par des particuliers sur l'ensemble du territoire. Durant cette période, 64 cas avaient été confirmés sur des oiseaux retrouvés morts, presque tous dans l'Ain. Les derniers cas isolés ont été détectés en Moselle durant l'été 2007 sur des cygnes et des canards sauvages. Depuis sa résurgence en Asie du sud-est fin 2003, la grippe aviaire a tué 449 personnes, sur 844 cas confirmés, principalement en Egypte, en Indonésie et au Vietnam, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

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Source avec AFP

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Commentaires 4

barinne

pauvre France on est attaquee de tous les cote fievre catharale terroriste h5n1 qu'allons nous devenir??????

lucide 45

finalement ce sont les élevages hors sols qui sont les plus sécurisants!! Politiquement incorrect mais réaliste?

ruche199

tout ça ressemble a une entreprise de démolition des filières viande dans nôtre pays !!! piloté par qui ?????

dll

on l avait dit que ca pouvait arrivé !!!!

vive les basses cours les poules pour les dechets menagés

les technocrates nous traitais de fou quand on leur parlait de ce risque!!

comme d habitude ils se sont planté ( oups) et c'est nous les éleveurs qu'allons payer l'addition.

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