H5N8 : les premières aides prévues pour début mars

Anne Sophie LESAGE

Ce jeudi, les producteurs de palmipèdes du sud-ouest, durement affectés par une épidémie de grippe aviaire pour la deuxième année consécutive, avaient rendez-vous au ministère de l’agriculture. Objectif : obtenir un calendrier d'indemnisation rapide, après l’abattage de près de 2 millions d’animaux.

Mesures de biosécurité

H5N8 : les premières aides prévues pour début mars

En raison du caractère hautement contagieux et diffusible du virus H5N8 pour les volailles, il est rappelé que les mouvements de personne et de matériel sont des risques majeurs de propagation du virus et de contamination. Il est ainsi rappelé aux éleveurs de volailles et à tous les intervenants dans les élevages :

 d'utiliser des tenues propres et des bottes désinfectées ou à usage unique avant d'entrer dans leurs bâtiments d'élevage ;

 d'interdire l'accès à toute personne extérieure à l'exploitation. En cas d'absolue nécessité, exiger le respect des mêmes règles de biosécurité ;

d'interdire la circulation de tout véhicule extérieur ou l'introduction de matériel non préalablement nettoyé et désinfecté.

Toute suspicion de maladie est à déclarer immédiatement à son vétérinaire sanitaire.

« Ce n’est pas de gaité de cœur que l’ont fait de l’abattage de prévention » a indiqué Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture. Pour faire face à un virus très virulent, 1 million de canards ont été abattus dans la zone où des foyers ont été détectés et 800.000 dans la zone de surveillance. « Le +gros+ de l’abattage est passé. » Avant d’ajouter « nous avons trouvé des canards contrôlés positifs (porteurs sains, ndlr) dans la zone de surveillance ; donc nous avons eu raison ! » « Certaines zones commencent à se stabiliser. Ça avance dans le bon sens. »

Christophe Barrailh, éleveur et président du Cifog1, précise « notre ambition : réussir à éradiquer le virus et rassurer les éleveurs grâce à des indemnisations. » A ce sujet, le ministre de l’agriculture a annoncé que les éleveurs et accouveurs seront indemnisés sur les mêmes bases que celles appliquées lors de la précédente épizootie. Il a également précisé que les premiers versements devraient avoir lieu début mars, pour les éleveurs de la zone préventive, et en avril pour ceux de la zone contaminée. Les indemnisations prendront en compte la valeur des animaux en fonction de l’âge et du poids du palmipède. 

Pour le ministre de l’agriculture, ce nouvel épisode de grippe aviaire a permis d’identifier des failles ; notamment les mouvements excessifs d’animaux, ainsi que les procédures de nettoyage et désinfection des véhicules non systématique. Christophe Barrailh insiste « l’ensemble des éleveurs doivent respecter les mesures de biosécurité. » Pour le président de l’interprofession, « élever le niveau sanitaire permettra d’élever le niveau d’excellence de la filière. » 

Cifog: Comité interprofessionnel du foie gras.

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