Influenza Aviaire : « tout laisse à penser que nous arrivons au bout » (Le Foll)

Anne Sophie LESAGE

Influenza Aviaire : « tout laisse à penser que nous arrivons au bout » (Le Foll)

Ce lundi, Stéphane Le Foll, a estimé que la propagation du virus H5N8 a une « évolution favorable » et que « tout laisse à penser que nous sommes au bout de cette épizootie. » Pour éviter une nouvelle épidémie l’an prochain, le ministre de l’agriculture veut signer un « pacte » avec les acteurs de la filière.

Le Foll veut un « pacte » avant les prochaines élections

Le ministre de l'agriculture s'est dit "inquiet" quand aux mutations du virus en Asie. Il souhaite mettre en place des mesures pour pérenniser l'activité dans les départements touchés. Pour cela Stéphane Le Foll a indiqué travaille sur un "pacte" avec l'ensemble des organisations professionnelles concernées et les collectivités territoriales. Grâce à ce "pacte", qui prendra en compte tous les types de production, le ministre attend "une dynamique de l'ensemble des acteurs en faveur du renforcement de la biosécurité à tous les maillons de la chaîne." 

Stéphane Le Foll ambitionne une signature de ce "pacte" le 13 avril prochain, donc, avant les prochaines élections présidentielles.

En France, en raison de la nouvelle épizootie d’Influenza Aviaire H5N8, 1,7 millions d’animaux ont été abattu dans les foyers détectés et 2,3 millions ont été abattus à titre préventif, dans la zone de protection et de surveillance (dans un rayon de 3 à 10 kilomètres autour des foyers). Au total en France, 465 foyers ont été détectés dans 9 départements. La France et la Hongrie sont les pays les plus touchés d’Europe.

Le nombre de suspicions en France étant en net recul ces 2 dernières semaines, Stéphane Le Foll a indiqué « je serai prudent, mais tout laisse à penser que nous arrivons au bout de cette épizootie. » Le vide sanitaire mis en place pour la deuxième année consécutive à permis, d’après le ministre, une « évolution favorable » de l’épizootie. Stéphane Le Foll a insisté « j’assume d’avoir pris des mesures politiques difficiles mais nécessaires. »

Reprise d’activité 

Concernant les palmipèdes, il faut distinguer 2 zones géographiques, pour la prochaine reprise de la production. « Dans les départements les moins touchés1, les remises en place seront possibles rapidement après la levée des zones de surveillance. Dans les zones où l’épizootie a été de grande ampleur2, un arrêté ministériel sera pris pour encadrer les conditions de remises en place après une période de vide sanitaire. » D’après le ministre de l’agriculture, les palmipèdes pourraient être remis en place à partir de la fin mai si la situation continue à évoluer favorablement.

Pour réintroduire des animaux dans les exploitations, il faudra respecter 3 principes : alerte et réactivité ; reprise de l’activité dans le respect des règles de biosécurité (une réorganisation pourrait être demandée pour diminuer le transport et les mouvements) ; et enfin, dans la zone de risque élevée, à la période de migration, pouvoir confiner les animaux, couvrir mangeoires et abreuvoirs, mise en place par principe de la bande unique (avec des adaptations) et le traitement des épandages de lisiers.

Stéphane Le Foll insiste, « on essaiera d’être souple, tant que les mesures de biosécurité sont respectées. » 

Indemnisation

Avec 185 millions d’euros d’aides payés en 2016, le ministère reconnaît volontiers « en 2017, les pertes compensées seront supérieures. » Pour les abattages dans les foyers, dès le 2 février 2017 des avances de trésoreries ont été versées aux éleveurs, à hauteur de 75% de la valeur marchande des animaux. Fin avril, les premiers paiements d’une avance pour l'indemnisation des pertes de non production seront mises en place pour l’épisode 2016/2017.

Sur le territoire national le niveau de risque (actuellement "élevé") pourra être abaissé au mieux deux mois après le dernier cas identifié dans la faune sauvage, sur la base d’un avis de l'ANSES. Le ministère a par ailleurs indiqué réfléchir avec l’ANSES à un nouveau découpage pour l'attribution de l'avis, sans doute départemental, pour plus de flexibilité.

: les départements les moins touchés : 12, 79, 81, 82 et partie Est du département 32.

: zones regroupant les départements 31, 32, 40, 64 et 65

 

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Commentaires 1

Guit40

Quelle belle invention cette grippe aviaire, de nouveaux 6 mois de vacances au frais de la princesse, j'espère que ça reviendra l'année prochaine

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

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