L’Anses facilite les échanges entre chercheurs et filières

Armelle Puybasset - Réussir Aviculture Janvier-Février 2012

Nicolas Eterradossi,  de l’Anses. © A. Puybasset
« Cette rencontre permet de bien comprendre les besoins des filières et de mieux orienter nos axes de recherche. »

Début novembre, l’Anses a présenté ses derniers travaux. Cette journée d’échanges avec les professionnels vise à mieux cerner les besoins des filières en matière de santé animale et sécurité sanitaire.

Comme tous les deux ans, le laboratoire Anses de Ploufragan et Zoopôle Développement invitent professionnels et institutionnels à une journée d’information et d’échanges sur les travaux de recherche réalisés et en cours. « C’est une rencontre importante pour l’Anses, rappelle Nicolas Eterradossi, sous-directeur du site, chargé des filières avicole et cunicole. Elle permet de bien comprendre les besoins des filières et de mieux orienter nos recherches. » Depuis le 1er juillet 2010, le champ de compétences de l’Agence a été étendu à la sécurité sanitaire de l’environnement et du travail suite à la fusion de l’Afssa et de l’Afsset. « La santé animale représente toujours les trois quarts des activités de l’Anses », rassure Gilles Salvat, directeur du laboratoire de Ploufragan-Plouzané. Implanté sur le site du Zoopôle, il emploie près de 200 salariés dont 68 scientifiques. Il compte cinq unités consacrées aux volailles : virologie-immunologie-parasitologie, épidémiologie-bien-être, mycoplasmologie-bactériologie, hygiène-qualité des produits et génétique virale-biosécurité.

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Les dispositifs expérimentaux de l’Anses sont en cours de rénovation comme le couvoir de 18 000 OAC. (Ici photo d’archives étude Transpodem). © P. Le Douarin

Approche pluridisciplinaire

Ces deux dernières années ont été marquées par la montée en puissance de plusieurs thématiques. En matière de santé animale, les activités de recherche et de surveillance des virus influenza aviaires ont été renforcées. Suite à la mise en place de la directive bien-être du poulet de chair, différents programmes destinés à la santé et au bien-être du poussin ont démarré (voir ci-contre). En matière d’hygiène alimentaire, l’importance de la thématique Campylobacter s’est confirmée. Par ailleurs, le botulisme constituera probablement un sujet important au cours des prochaines années. « En effet, le laboratoire de Ploufragan a été désigné en novembre 2011 comme laboratoire national de référence pour le botulisme aviaire », précise Gilles Salvat.
Depuis septembre 2011, les dispositifs expérimentaux « conventionnel » et « pathologie aviaire » sont regroupés au sein d’un même service, le Séléac (Service d’élevage et d’expérimentation avicole et cunicole), dirigé par Alassane Keïta. « Ce regroupement vise à accroître les connaissances et à mutualiser les moyens et les effectifs », précise ce dernier.

Installations rénovées

Le secteur « conventionnel », où sont réalisées les expérimentations zootechniques, alimentaires ou sur le bien-être, comprend onze bâtiments sur 4200 m2 de surfaces (poulet, dinde et poules pondeuses en cages aménagées). S’y trouvent également un couvoir de 18 000 OAC rénové en 2010-2011 ainsi qu’une fabrique d’aliment (200 tonnes/an). Le secteur EOPS est consacré à la production d’animaux à statut microbiologique contrôlé (animaux exempts d’organismes pathogènes spécifiés) : 300 reproductrices poules, 100 repros dindes et 180 repros canes. L’unité EOPS poule sera rénovée en 2012. Et enfin, les installations du secteur « confiné » datant de 1971 et qui servent à réaliser des infections bactériennes ou virales, sont en cours de rénovation. Huit des animaleries au niveau de protection sanitaire A2 sont transformées en niveau A3 afin d’y conduire des travaux sur des virus hautement pathogènes de type influenza aviaire (double filtration, traitement des effluents…). Fin des travaux en septembre 2012. 

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