L'horizon s'éclaircit pour le volailler Doux

L'horizon s'éclaircit pour le volailler Doux
Le groupe Doux travaille avec 800 éleveurs partenaires en France (DR)

Le volailler Doux, en redressement judiciaire, est en passe de finaliser un accord de reprise avec la holding de la famille Calmels D&P, groupe breton qui deviendra majoritaire et le groupe saoudien Almunajem, son premier client.

La signature de l'accord devrait intervenir  en début de semaine prochaine, lundi ou mardi. A l'issue des négociations, D&P détiendra 52,5% du capital de Doux,  Almunajem 25% et la famille Doux 22,5%.  Une assemblée générale des actionnaires devrait l'entériner le 21 novembre.

Doux, en redressement judiciaire depuis juin 2012, a déjà supprimé un millier d'emplois. Il est actuellement contrôlé à 80% par la famille Doux et à 20% par BNP Paribas.

L'arrivée de l'homme d'affaires Didier Calmels avait été évoquée par Doux dès le mois de mai dernier.  Almunajem, premier client de Doux, avait également  annoncé vendredi dernier qu'il était prêt à "prendre une participation significative au capital" de l'entreprise. Le groupe saoudien, qui se présente comme un fidèle client de Doux depuis plus de 40 ans, souligne qu'il "participe activement, depuis juin 2012, notamment par le paiement accéléré de ses commandes et par l'augmentation du volume d'achat, à l'amélioration de la trésorerie et à la poursuite de l'activité" du groupe.

Le tribunal de commerce de Quimper doit à présent rendre, fin novembre, sa décision sur le plan de continuation que lui présentera alors la société. Doux, qui a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires de 650 millions d'euros, s'est recentré sur l'export et la transformation (Père Dodu) après s'être allégé à l'automne 2012 de son pôle frais.

Le groupe, fondé en 1955 et dont le siège est à Châteaulin (Finistère), dispose de 5 sites de production en France, 3 couvoirs et 2 usines d'aliments et compte désormais 2.400 collaborateurs.

Il a fait son succès en lançant dès les années 1970 des exportations de poulets congelés vers le Moyen-Orient et en bénéficiant des "restitutions", ces subventions à l'exportation versées par l'Union Européenne pour compenser des coûts de production plus élevés dans l'espace européen mais que l'UE a décidé de supprimer en juillet dernier.

Source avec AFP

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