L'œuf qui promet de ne plus tuer la poule

Lise Monteillet

L'œuf qui promet de ne plus tuer la poule

Poulehouse lance un nouveau produit dans les magasins Biocoop : un œuf dont la poule ne sera pas abattue quand elle aura atteint l’âge limite.

En achetant l’œuf, le consommateur sauve la poule. La société Poulehouse a-t-elle trouvé un nouveau créneau de démarcation en proposant un oeuf deux fois plus cher que le bio, mais dont la poule ne sera pas abattue après réforme ? C’est ce que pense Fabien Sauleman, président de la nouvelle société. « Nous avons testé le marché et nous avons rapidement reçu beaucoup de réponses », raconte-t-il.

La société a été créée en février et elle a fait appel à un site de crowdfunding pour financer son activité. Quelques mois plus tard, quatre éleveurs sont engagés dans la démarche, soit 9000 poules. Les œufs sont désormais disponibles dans l’enseigne Biocoop. Les scandales à répétition autour de l’élevage de poules en cage ont sans doute contribué au développement de ce nouveau concept. « En France, nous allons revenir vers du plein air et du Bio, est convaincu Fabien Sauleman. Nous avons voulu aller un cran plus loin, car l’agriculture biologique ne prend pas en compte l’avenir de l’animal ».

Concrètement, que vont devenir toutes ces poules qui vont échapper à l’abattoir ? « Elles vont aller dans un refuge, nous avons acheté 16 hectares de terrain, pour accueillir jusqu’à 18 000 poules », explique Fabien Sauleman. Tout en entrevoyant les limites d’un tel système de production : « nous savons qu’il nous faudra trouver des solutions avec les éleveurs, afin qu’ils gardent les poules plus longtemps avant de les réformer. Mais c’est encore trop tôt pour créer un nouveau processus de production ». Actuellement, les poules sont souvent réformées autour de l’âge de 18 mois, car jugées moins productives.

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Commentaires 6

causse rouge

samedi j ai ete promener mes 250 brebis que nous nourrissons a l interieur pour cause de secheresse (100 mm de pluie au total en 4 mois) j ai assisté a une course folle de brebis galopant et bondissant (dommage que je n ai pas la video) non la majorité des animaux n est ni maltraitée ni malheureuse.je suis opposé a l élevage industriel mais n est ce pas de lacruauté de laisser mourir de vieillesse ces pauvres poules

Pommier35

Il mettront les 18000 poules dans un refuge situé dans une zone infesté de loups et de renards peut être. ....

gib

Pitoyable !!
Une telle dénomination sous-entend que les poules d' élevages "conventionnels" sont SYSTEMATIQUEMENT maltraitées
Si on trouve des gogos pour payer ce genre de délire , allons-y ! Mais surfer sur la compassion et l'ignorance du grand public pour faire du fric , c'est lamentable !
Les poules restent mortelles...

ridicule

je suis moi meme producteur d'oeufs bio mais peut importe,ce concept est malsain, faire croire au gens qu'on ne meurt pas comme dans le pays des bisounours! la peur de la mort, l'a repousser au maximum,qui vous dit qu'une vieille poule coule une vie paisible???POUR RIEN AU MONDE JE NE SOUHAITE à MON PIRE ennemie LA FIN DE VIE DE MA GRAND mère 103 ANS ! la philosophie de l'immortalité etc etc je pensse qu'il ne faut rien cacher à nos gosses derrière un steak un animal est mort,àprès 100 ans de dessin animé, les adultes d'aujourd'hui ne sont pas près à assumer un décès et donc il faut sauver la poule, comme un symbole alors que son voisin à peu etre besoin d'aide...

VBO71

Quelle utopie !
18000 poules ! goutte d'eau. Ces poules il faudra les nourrir ! Avec quoi ?
et quand elles vont mourir de leur belle mort, il en fera quoi ce monsieur.
Il vaut mieux qu'il arrête de manger des œufs, aussi du lait, du fromage des yaourts car si il faut garder tous les petits veaux, car une vache pour avoir du lait il faut qu'elle fasse un veau, toutes les vaches improductives ...
Alors on va manger quoi, des céréales produites sans produits phytosanitaires ?
pas sûr que les français puissent encore manger à leur faim.
Nous, agriculteurs, on pourra toujours élever une poule, une vache, un cochon, qu'on va manger et on mangera bien. Que les 66 millions de français restant réfléchissent à ce qu'ils vont manger demain.

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