La grippe aviaire coûtera 270 millions à la filière, dont 140 millions aux industriels

La grippe aviaire coûtera 270 millions à la filière, dont 140 millions aux industriels

La filière des palmipèdes à foie gras estime que l'épizootie de grippe aviaire qui frappe le Sud-Ouest lui coûtera 270 millions d'euros, dont 140 millions pour les industriels.

Pour endiguer l'épizootie de grippe aviaire qui a démarré en Dordogne cet automne, le gouvernement a décidé de mettre en place un vide sanitaire de cinq semaines dans les élevages de 18 départements à partir du 18 avril. L'élevage de canetons d'un jour ne pourra reprendre que mi-mai après une complète désinfection des élevages. Les entreprises vont donc devoir arrêter leurs activités du 2 mai au 15 août, date à laquelle elles auront de nouveau des palmipèdes à abattre.

"Il va y avoir un arrêt d'activité pendant 15 semaines pour au moins 4.000 salariés des abattoirs et entreprises de transformation", ce qui vient s'ajouter à "l'arrêt des exportations vers les pays tiers", a expliqué la secrétaire générale du Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog), Marie-Pierre Pé, vendredi lors d'une conférence de presse à Paris.   Le Cifog a chiffré le préjudice pour ces entreprises à 140 millions d'euros.  

Arrêté

Le gouvernement a déjà annoncé une aide de 130 millions d'euros pour les accouveurs et producteurs de palmipèdes touchés, mais a indiqué que les indemnisations complémentaires pour les entreprises seraient précisées ultérieurement. La profession attend maintenant la publication au Journal officiel la semaine prochaine d'un arrêté précisant les mesures de biosécurité à prendre à l'avenir pour éviter les épidémies de grippe aviaire pour toutes les productions de volaille, dans toute la France. Certaines dispositions déjà connues comme l'obligation de ne pas mélanger les "bandes", c'est-à-dire les catégories d'âge des volailles, s'avéreront particulièrement contraignantes pour les producteurs de foie gras, qui devront construire de nouveaux bâtiments pour séparer les volatiles.

Le Cifog estime donc à 220 millions les investissements que nécessiteront des mesures de biosécurité et prévient déjà qu'elles entraîneront dans l'immédiat "une diminution des capacités de production". La filière évalue au minimum à 9 millions de canards à foie gras, par rapport à un total de 36 millions produits l'année dernière, la chute de la production en 2016. Cela impliquera à la fin de l'année une "revalorisation du prix évidente", a souligné le président du Cifog Christophe Barrailh.

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Commentaires 2

riton

L'état a annoncé une aide ,mais sous quel forme et quel critère et quand pour faire les dossiers

1584

que les industriels du lait et de la viande ouvrent bien grands leurs yeux pour mieux voir ce qu'ils vont prendre dans les dents. voilà ce qui arrive quand on scie la branche sur laquelle on est assis!

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