La pintade n'échappe pas à la crise : Baisse de la consommation, réduction des mises en place, la pintade a connu une année 2008 difficile

Hervé Dumuis

La crise économique n'épargne pas la pintade dont la consommation a chuté de 10 % en 2008. La clientèle, moins fidèle qu'autrefois et davantage préoccupée par la baisse de son pouvoir d'achat, n'a pas été au rendez-vous.
Au dernier semestre 2008, 490 000 acheteurs ont fait faux-bond à la pintade. Les chiffres présentés à l'assemblée générale du CIP le 9 juillet dernier montrent une production et des abattages en repli de 2 %. Les labellisations sont particulièrement affectées, avec une baisse de 7 %, qui confirme la tendance observée depuis 2003 (- 23 %). Malgré une augmentation spectaculaire vers le Royaume-Uni en 2008 (+ 80 %), les exportations de carcasses sont en retrait de 8 % depuis début 2009.

La consommation semble redémarrer avec une hausse de 8,5 % sur les premiers mois de 2009. (P. le Douarin)

La consommation semble redémarrer avec une hausse de 8,5 % sur les premiers mois de 2009. (P. le Douarin)

Signaux positifs et enjeux de taille

La consommation semble cependant redémarrer avec une hausse de 8,5 % sur les premiers mois de 2009, essentiellement grâce aux découpes, en progression de 10 % par an depuis 2003. La production suit la tendance, avec un rebond de 4,4 % des mises en place. Les enjeux restent néanmoins de taille. Ils sont d'attirer les jeunes, de faire revenir un coeur de clientèle moins fidèle que dans le passé, et de toucher davantage la région parisienne, qui regroupe les plus gros consommateurs de pintades (20 % des volumes). Les campagnes de communication et les plans d'actions RHD (restauration hors domicile) et GMS (grande et moyenne surface) seront poursuivies en France et à l'international. La reconquête du marché français devra toutefois se faire sans les aides de FranceAgrimer, qui préfère concentrer sa participation sur l'export.
Enfin, si selon Guy Berges, président du CIP « la pintade est victime de la frilosité de la grande distribution et du manque d'audace des vendeurs », Alain Melot, président de la FIA(1) exhorte « les acteurs de la filière volaille à se réunir pour proposer une offre globale aux distributeurs qui ne raisonnent plus sur un produit individuel ».

(1) Fédérations des industries avicoles.

Source Réussir Aviculture Septembre 2009

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