La région Rhône-Alpes affirme son dynamisme avicole

Laurence Mouquet - Réussir Aviculture Septembre 2012

La région Rhône-Alpes affirme son dynamisme avicole
Pour Bernard Guillerm, directeur de OSE — arrivé mi-avril — la création de cette entreprise est un projet structurant pour la profession de producteur d’œufs dans le grand Sud-Est. © L. Mouquet

Le Sud-Est croit à son aviculture et le prouve à travers les financements publics et les investissements privés.

«N ous avons besoin que les efforts se poursuivent pour maintenir l’aviculture en Rhône-Alpes, et c’est le cas », s’est félicité Gilles Lassus, président d’Afivol (association filière avicole Rhône-Alpes) lors de l’assemblée générale du 5 juin. Le nouveau Crof(1), signé pour 2011-2014, prévoit 713 000 euros d’aides de la région de l’amont à l’aval de la filière. Il est complété par le plan de modernisation des bâtiments d’élevage, qui veut encourager la rénovation du parc et la création de 140 bâtiments supplémentaires d’ici 2014. Un objectif qui correspond à la création de 58 000 m2 en chair (sachant que 80 000 m2 environ vont disparaître sur la même période) et 570 000 places de pondeuses en plus. La région Rhône-Alpes financera les investissements dans les poulaillers à hauteur de 1,2 million d’euros, dont 0,3 million pour le bio. Une enveloppe Feader de 300 000 euros complète ce dispositif. Des financements qui s’ajoutent à ceux des conseils généraux de certains départements ou de l’État (PPE…).

OSE, le régional de l’œuf se réorganise

Si la production ralentit et a besoin d’être encouragée, les entreprises agroalimentaires, elles, renforcent leur présence. Avec son grand bassin de consommation, sa tradition gastronomique, sa propension à l’approvisionnement local, la région Rhône-Alpes ne manque pas d’attraits pour les groupes nationaux ou régionaux. Dans l’œuf, le groupe OSE (Œuf du Sud-Est) nouvellement créé, regroupe avec ses deux millions de poules, « entre le tiers et la moitié des pondeuses de Rhône-Alpes », a souligné Gilles Lassus.
Bernard Guillerm, son nouveau directeur, a présenté les grandes lignes du chantier de structuration de l’entité : « les activités sont réparties entre cinq sociétés pour cinq métiers distincts. »
Sommery (ex-Degut) vise la grande distribution nationale, Socovo cible la GMS, la RHF et le B to B avec ses ovoproduits, Val d’Eure touche les GMS régionales, avec une spécialité bio et plein air, Séguy est sur les poulettes et l’œuf en B to B, et enfin TFC logistique est entièrement dédiée à la logistique. « Il s’agit d’augmenter la compétitivité par les prix et la qualité de service, a souligné Bernard Guillerm. L’ensemble de la logistique sera centralisé pour optimiser les flux Sud-Nord et Est-Ouest. »

LDC, le leader national qui investit en Rhône-Alpes

En chair, c’est Corico qui faisait l’objet de toutes les attentions, suite à son rachat par LDC. « À partir de 2013, le site de Montsols, dans le Rhône, sera spécialisé pour l’abattage et la découpe de dinde à destination de la restauration hors foyer », a expliqué Christian Ragaigne, directeur du pôle Sud-Est LDC. La diversité des produits et la marque Medina Halal ont séduit LDC, qui investit 3 millions d’euros pour moderniser le site et porte sa capacité de 45 000 à 65 000 dindes par semaine. Le site est aussi le spécialiste Sud-Est pour les viandes « gros grains » toutes volailles. Il a vocation à devenir le spécialiste LDC pour les produits séchés et les terrines, et à développer des produits élaborés cuits, avec toutes les familles de produits. Volume prévu : 23 000 tonnes en 2014. Parallèlement, le groupe renforcera la spécialisation de Louhans en Saône-et Loire en poulets découpe (400 000 poulets par semaine).
 
Contrat régional d’objectifs de filière.

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