Le Cifog satisfait des ventes de foie gras en 2012

Pascal Le Douarin - Réussir Aviculture Mai 2013

Le Cifog satisfait des ventes de foie gras en 2012
Cifog

Les consommateurs achètent plus de foie gras, le marché en GMS peut encore se développer, mais la rentabilité de la filière doit être améliorée.

Pour présenter son bilan de l’année 2012, l’interprofession (Cifog) a commencé par le meilleur, c’est-à-dire la progression des achats des ménages de 12 % en valeur et de 5,9 % en volume (8 500 tonnes). Sans retrouver le niveau record de 2010 (9100 tonnes). Pourtant, ces chiffres doivent être relativisés.
Selon Xavier Gaudio, président du Cifog, « la hausse n’est pas allée entièrement dans la poche de la filière ». Elle est liée à la montée en gamme des produits (plus d’entier que de bloc avec morceaux, plus de mi-cuit que de conserve) et à la hausse de la marge des distributeurs. De plus, les ménages ne sont pas le seul débouché. Le secteur de la restauration commerciale capterait 30 % du marché. Avec la crise économique, il est en repli sans que le Cifog puisse le chiffrer.

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Manque de visibilité sur la restauration hors domicile

Quant aux exportations, leur relative stabilité — 2500 à 2600 tonnes de préparations et 2200 tonnes de foie cru — cache des évolutions contrastées. Le premier client, l’Espagne, baisse de 20 %, mais d’autres augmentent leurs achats (Brésil, Qatar, Émirats Arabes Unis, Russie).
Au final, la balance commerciale maintient son excédent à environ 40 millions d’euros. Deux bémols tempèrent ce bilan plutôt rassurant : celui de la hausse des coûts de revient qui n’a pas ou peu été répercutée, et celui du manque de rentabilité. Selon Thierry Blandinières (Delpeyrat), le coût de production du canard a augmenté de 3 euros, soit environ 25 %. La production a baissé de 2 % et atteint 19 600 tonnes.

Ajustement structurel de la production

Pour Thierry Blandinières, « c’est un ajustement structurel, pas une crise. Nous étions habitués à des croissances en volume de +5 à +8 % par an. Il faut ralentir progressivement le train en gérant le décalage avec le marché ». La modération de la production devrait encore être de mise cette année, de l’ordre de -2 %, voire -5 %. Quant aux ventes aux GMS, Xavier Gaudio envisage une hausse de 2 à 4 % en volume. « Pour les entreprises et pour la pérennité de la filière, il est vital de faire passer des hausses de tarifs, complète-il. Ce serait indolore pour le consommateur : de l’ordre de 15 centimes pour une portion de 40 grammes. » Même sentiment pour Thierry Blandinières : « Nous arriverons à passer 7-8 % de hausse, si nous continuons à innover et à faire monter le niveau ».

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