Le détail du plan de lutte contre la grippe aviaire publié au JO

Le détail du plan de lutte contre la grippe aviaire  publié au JO

La lutte contre la grippe aviaire se précise avec la publication mercredi de deux arrêtés au Journal officiel, fixant à un mois la durée du vide sanitaire dans le Sud-Ouest et définissant des mesures préventives contre toute nouvelle épidémie.

"La mise en place de tout palmipède est interdite du 18 avril 2016 au 16 mai 2016" et la zone de restriction sera levée "à l'issue d'un programme de dépistage national débutant à partir du 2 mai 2016, basé sur un sondage d'exploitations commerciales (...) s'il démontre l'absence de circulation virale", précise l'un des arrêtés. L'épizootie d'influenza aviaire découverte fin novembre en Dordogne s'est étendue. A ce jour 70 foyers d'influenza aviaire hautement pathogène pour les volailles ont été détectés dans 8 départements du Sud-Ouest. Même si la consommation de viande, de foie gras ou d'oeufs ne présente aucun risque, de nombreux pays ont décrété des embargos plus ou moins larges sur les produits avicoles français depuis le début de l'épidémie.  

"Indemne"

Le gouvernement a donc décidé une mesure drastique de vide sanitaire et de désinfection des élevages dans 18 départements. L'objectif est de pouvoir reprendre l'exploitation sur des bases saines et retrouver rapidement le statut de pays "indemne" de la grippe aviaire. Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll a rappelé dans un communiqué "l'importance de la mise en oeuvre concrète de cette stratégie d'éradication indispensable à la pérennité de la filière et au renforcement de la confiance aux niveaux européen et international". Le deuxième arrêté rend obligatoire l'adoption de mesures de prévention pérennes contre la grippe aviaire et concerne lui l'ensemble des élevages de volailles sur le territoire national.  

Une "bande" unique

Cet arrêté donne des objectifs de résultats, sans préciser les moyens pour l'atteindre. Ils doivent être élaborés en travaillant sur les cahiers des charges ou les guides de bonnes pratiques avec les éleveurs, selon le ministère de l'Agriculture. Il faut protéger les élevages de toute entrée potentielle du virus dans l'élevage, via l'homme, les véhicules ou le contact avec d'autres oiseaux. L'arrêté recommande donc d'avoir une "bande" unique, c'est-à-dire un ensemble homogène d'animaux qui vont vivre ensemble de la naissance à l'abattage. Certaines mesures demanderont des investissements notamment dans les bâtiments. L'arrêté, qui entrera en application le 1er juillet 2016, fixe à deux ans le délai pour atteindre les objectifs. Le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog) a estimé à 220 millions d'euros les investissements nécessaires pour ces mesures de biosécurité, prévenant déjà qu'elles entraîneront dans l'immédiat "une diminution des capacités de production".

Source avec AFP

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Commentaires 1

ilantifenn

avant de parler d investissement peut on savoir les indemnisation prévues pour le vide sanitaire et de quelle facon vont etre calculé celle ci et pour revenir a leur plan de lutte comment peut on faire pour empecher le contact avec les oiseaux sauvage lors que la plupart sont protégé et peuvent ainsi se reproduire tranquillement (ex les corbeaux)merci les écologiste

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