Le poulet des Landes veut séduire les jeunes

Xavier Cresp

Le poulet des Landes veut séduire les jeunes
Le 16 septembre 2015, à Vielle Soubiran (40), pas moins d'une centaine de participants ont visité le nouveau site de Jean-Jacques et Jonathan Lalondrelle, confirmant la curiosité et l'intérêt pour cette production particulière. - © X. Cresp

Dans un marché redevenu dynamique, la filière landaise continue de se mobiliser pour attirer la jeune génération vers un mode d'élevage en cabanes adapté aux contraintes économiques.

En développant une communication commune, la filière landaise a su donner une unité à une démarche qui a permis de faire “avancer la machine” plus vite. Euralis, Maïsadour, Volailles d'Albret, les trois groupements de producteurs de poulet jaune des Landes, communiquent ensemble avec le soutien de la chambre d'agriculture et de l'association des volailles fermières des Landes (AVFL). Ces dernières organisent des portes ouvertes pour faire découvrir aux agriculteurs de l'IGP Landes (le département et ses cantons limitrophes) une production capable de s'insérer dans l'exploitation.

En ciblant la ferme moyenne landaise de 75 hectares de SAU avec une production de maïs prépondérante, la profession souhaite intéresser davantage les jeunes en mal de revenu complémentaire, et qui cherchent une activité animale rapidement rémunératrice. Pour Bernard Tauzia, président de l'AVFL, « l'investissement dans les cabanes permet de démarrer une activité avicole à son rythme, selon son organisation de travail. »

Une production attractive bien encadrée

« Le risque financier est moindre, et si l'activité plaît, son développement s'effectue assez vite. Le poulet cabane est une réelle opportunité pour les jeunes landais. » L'insertion d'un atelier type de 17 bâtiments (55 000 animaux mis en place sur une rotation annuelle de trois lots), apporte de la cohérence et de la complémentarité dans l'assolement, valorise le maïs en alimentation et la main-d'oeuvre disponible. L'étude technique et financière est réalisée indépendamment par la chambre d'agriculture. Elle permet au candidat d'organiser son plan d'investissement et de disposer de toutes les données en élevage Liberté. Il lui reste à choisir son organisation de producteurs, selon ses affinités. Cette année, une dizaine de nouveaux éleveurs ont rejoint les rangs, avec 120 nouvelles cabanes. Avec 400 000 volailles supplémentaires à produire, il reste encore de la place pour créer ou remplacer les départs en retraite. « Le rajeunissement de la profession, est un signe fort. Le processus est enclenché, mais il faut continuer dans l'unité », conclut satisfait, Bernard Tauzia.

 

Source Réussir Aviculture

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