Le poulet du Périgord reprend son envol

Xavier Cresp - Réussir Aviculture Septembre 2012

Le poulet du Périgord reprend son envol

Le grand Sud-Ouest s’organise afin de répondre à la demande de Fermiers du Sud-Ouest qui étend son périmètre en Dordogne.

Les bassins de productions du Sud-Ouest se caractérisent par une atomisation importante et une dimension insuffisante pour répondre aux exigences des acheteurs des GMS. Fédérer la production avicole coopérative autour d’un groupe d’abattage devenait incontournable.
Depuis 2010, l’entité Fermiers du Sud-Ouest (FSO), adossée aux coopératives Maïsadour et Terrena, développe une stratégie de modernisation et de recomposition des sites d’abattages de sa zone d’activité.
De plus, elle a pour objectif de valoriser les productions des éleveurs du grand Sud-Ouest travaillant avec Euralis, Maïsadour, Terres du Sud et Vivadour. En mars dernier, la société Fermiers du Périgord était constituée par FSO (51 % du capital) et Terres du Sud (34 %) pour reprendre l’abattoir Gaye de Terrasson. Ce qui a permis aux éleveurs périgourdins d’éviter une chute de leur production à court terme. FSO est le cinquième opérateur national(1), avec presque 200 millions de chiffre d’affaires, et 44 000 tonnes de produits finis.
La transformation des volailles dans six sites de FSO se répartit à 43 % sur le pôle des Landes (sites de St Sever, Pontonx et Clermont-sur-l’Adour), à 34 % sur celui du Gers (à Condom et à Saramon), et seulement à 23 % sur le Périgord. La marge de progression périgourdine est significative, et l’avenir plus serein, d’autant qu’une demande IGP Poulet du Périgord est envisagée.

Le nouvel abattoir de Terrasson opérationnel en 2014

Jacques Liaut, directeur général de Fermiers du Sud-Ouest, insiste sur la nécessité de mettre en place des systèmes de gestion autonomes par pôle économique et géographique. Ce qui permet d’harmoniser les contraintes logistiques, industrielles, commerciales avec la planification des différentes productions (label, bio, certifié…). Le site de Terrasson s’inscrit dans cette stratégie. L’abattoir traite aujourd’hui 100 000 volailles par semaine. Il sera remplacé par une nouvelle unité de 7 500 m2. Opérationnel en 2014, ce sera le premier du groupe à être équipé d’une chaîne de « ressuyage dynamique » (refroidissement en mouvement). Sa capacité hebdomadaire sera de 150 000 volailles par semaine (label et standard), pouvant être portée à 180 000 en 2020. Le projet des Fermiers du Périgord affirme le nord du Sud-Ouest comme un espace de développement qui suscitera de nouvelles créations d’élevages, notamment sous l’impulsion de Terres du Sud.

Selon le chiffre d’affaires réalisé en France : n° 1 LDC, n° 2 Gastronome, n° 3 Doux ; n° 4 Glon.

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