Le voilier Maître CoQ dans le Vendée Globe pour faire rêver éleveurs et consommateurs

Véronique Bargain - Réussir Aviculture Septembre 2012

Le voilier Maître CoQ dans le Vendée Globe pour faire rêver éleveurs et consommateurs
Le Vendée Globe, qui a lieu tous les quatre ans, partira le 10 novembre prochain des Sables d’Olonne. L’arrivée est prévue en février. © Y. Zedda

Le 10 novembre 2012, un voilier aux couleurs de Maître CoQ, avec à son bord Jérémie Beyou, prendra le départ de la course en solitaire du Vendée Globe. Pour populariser la marque mais aussi fédérer les éleveurs et le personnel d’Arrivé.

Des valeurs partagées

Le voilier Maître CoQ dans le Vendée Globe pour faire rêver éleveurs et consommateurs
© maitrecoq.fr

Avec des grands-parents dans la région de Morlaix, agriculteurs du côté paternel et bouchers-charcutiers du côté maternel, Jérémie Beyou a vite compris ce que vivent et disent les éleveurs. De leur côté, ceux-ci ont constaté qu’ils partageaient les mêmes valeurs : simplicité, courage, esprit d’entreprise, persévérance, dépassement de soi et envie de gagner. « Jérémie nous a fait partager sa passion et nous a montré que nous partagions les mêmes valeurs » résume Laurence Gillaizeau, navigatrice d’un jour.

Petit matin de juin aux Sables d’Olonne. À bord du Zodiac, sept éleveurs embarquent pour rejoindre le voilier Maître CoQ qui a quitté le port peu avant, afin d’échapper à la marée descendante. Ces éleveurs, producteurs de volailles label ou standard, sont des fournisseurs d’Arrivé qui est désormais dénommé Maître CoQ, avec un Q majuscule. Ils ont été tirés au sort pour participer à une sortie sur le voilier de Jérémie Beyou qui disputera le prochain Vendée Globe. Resté sur le ponton, Patrick Bouron, président de la Ciab et habitué des lieux, nous fait un signe de la main. Dans le Zodiac, Erwan Steff, chef de projet dans l’équipe de Jérémie Beyou, explique le déroulement du Vendée Globe. Ce tour du monde à la voile en solitaire, sans escale et sans assistance, est réservé aux monocoques de 18 mètres et des poussières. Pour les puristes, des Imoca de 60 pieds.

Le skipper a visité des usines Maître CoQ et des élevages

Dix minutes après, nous atteignons le voilier. Jérémie Beyou, le skipper, Fanch Guiffant, le capitaine de bord, et Bruno Béhuret, responsable mécanique et hydraulique, nous accueillent. Et c’est parti pour un tour dans la baie. Un mât de 28 mètres, 600 m2 de voilure, 8 tonnes de carbone. Impressionnant ! Pour la plupart des éleveurs, c’est une découverte et les questions fusent. Très gentiment, Jérémie et son équipe expliquent le fonctionnement du voilier.
Cette sortie est un des événements organisés dans le cadre du contrat de sponsorisation. « L’idée de sponsoriser un bateau du Vendée Globe a germé en septembre 2011, explique Stéphane Barbry, qui a été directeur de Maître CoQ jusqu’en avril dernier. Deux ans après la cession d’Arrivé à LDC, la situation est saine. Le chiffre d’affaires a augmenté de 20 %. Nous nous sommes dits que parrainer un voilier pouvait être une bonne idée afin de diffuser la marque et pour fédérer les éleveurs et le personnel. » La société rencontre Jérémie Beyou, gagnant en 2011 de la course du Figaro et de la transat Jacques Vabre. Il a l’opportunité d’acheter le bateau Foncia 1 ayant gagné le dernier Vendée Globe. Un bon skipper. Un bateau performant. Le contrat est signé peu après.
Un premier impératif est d’associer les éleveurs de la Ciab et de Bellavol en pays de Loire, ceux des Volailles Fermières d’Auvergne, de Vendée et de Challans, ainsi que le personnel de Maître CoQ. Jérémie Beyou a visité les sites industriels et des élevages de Vendée et d’Auvergne. Il a participé aux assemblées générales des groupements. Un contact chaleureux s’établit entre le skipper et les éleveurs. Puis, de mars à juin, ce sont les éleveurs et le personnel, en famille, qui visitent le bateau.

Les éleveurs seront avec Jérémie Beyou pendant la course

Près de cinq mille personnes seront passées sur le voilier et au « Bistrot du Volailler », installé pour l’occasion sur le port des Sables d’Olonne. Des sorties ont aussi été organisées pour les clients. La présence de la marque a été augmentée dans les linéaires de GMS, avec des animations, des actions média…
Sur le voilier, la visite se poursuit. Jérémie explique comment il dort par tranches de quinze minutes, comment il doit déplacer les voiles stockées dans la coque pour équilibrer le bateau, comment il suit en permanence les données de plusieurs stations météo. « Finalement, c’est comme dans l’agriculture, il faut être disponible tout le temps » commente Gérard Chapeleau, un des éleveurs embarqués. « C’est hyper technique, il faut gérer les vents, les courants et cela seul pendant trois mois » admire Mathieu Pilard. Jérémie et son équipe apprécient aussi le moment passé avec les éleveurs. « Le partenariat avec Maître CoQ s’est fait facilement parce que nous avons des valeurs proches, assure le skipper. Nous avons échangé sur nos métiers. C’était riche, convivial. Et aussi très valorisant et rassurant car nous savons que les éleveurs et le personnel seront avec nous pendant la course. »
Pour les éleveurs, ce moment de convivialité restera en mémoire. Le voilier Maître CoQ est un peu ‘leur’ voilier. Voici quelques impressions recueillies à leur descente du bateau : « Une ballade inoubliable », « Une grande fierté », « Une belle expérience », « Génial », « Je suis fier de travailler pour une société qui fait quelque chose comme ça ». Le bateau PRB de Vincent Riou, qui effectue lui aussi un tour dans la baie, ne nous a pas doublés lors de la sortie. Un bon signe selon les éleveurs, apprentis navigateurs.

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1Une dizaine d’éleveurs ont été tirés au sort pour participer à une sortie sur le voilier Maître CoQ. Le premier tour a réuni Gérard Chapeleau, Thierry Chauvin, Emmanuel Doucet, Laurence Gillaizeau, Thierry Guérineau, Eugène Guitton, Roger Panlou et Mathieu Pilard. © V. Bargain

Un bon investissement

Deux millions d’euros ont été investis dans la sponsorisation du bateau Maître CoQ, dont une partie par les éleveurs. « Un tour du monde à la voile en solitaire est un événement sportif puissant, basé sur la technologie et l’audace. Ce sont aussi des valeurs de Maître CoQ, souligne Stéphane Sallé, le directeur général de Maître CoQ. Le Vendée Globe représente le rêve, l’exploit et ne touche pas que les sportifs.
Cette course est aussi suivie par les femmes et les enfants, qui sont les premiers consommateurs des produits snacking. Le rapport efficacité/coût est meilleur qu’avec la publicité télévisuelle car le temps d’exposition médiatique est long. Notre objectif est de faire passer le taux de notoriété assisté de la marque de 60 % à 75 %. » L’opération aura aussi rapproché les éleveurs de la marque.
Ce bateau est le symbole de deux années réussies et des relations de Maître CoQ avec son amont. Les instants partagés avec Jérémie Beyou sur le voilier, au port et dans les élevages resteront longtemps dans les mémoires.

Pour suivre l’actualité du bateau Maître CoQ : www.maitrecoq.fr

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