Les professionnels de l’œuf très malmenés

Réussir Aviculture Juin 2012

Les professionnels de l’œuf très malmenés
© Réussir/archives

Les centres de conditionnement et les casseries souffrent du décalage entre leurs prix d’achats élevés et leurs prix de vente jugés insuffisants, surtout dans le secteur des ovoproduits. S’y ajoute une baisse d’activité liée au manque de demande en industrie. Atlantic Ovo, une casserie du Morbihan (5e français avec 200 millions d’œufs et 12 millions d’activité par an) est en redressement judiciaire depuis le 13 avril. Dans un tel contexte, une PME non polyvalente (coquille-ovoproduits) et non productrice d’œufs est plus fragile. Pour éviter d’autres faillites, le Syndicat des professionnels de l’œuf (Snipo) demande aux clients acheteurs d’ovoproduits de consentir des hausses tarifaires. Cependant, leur propre situation est fragile. Ainsi, Délices du Palais, spécialisée dans les bases de pâtisseries industrielles (31 millions d’activités), a déposé le bilan en invoquant la flambée des œufs.
Même si la production reprend peu à peu, les cours restent encore élevés, tout en baissant.
Le 18 mai, le cours coquille (TNO synthèse G et M) était à 9,33 euros le 100 et le cours industrie à 1,135 euro le kilo, en baisse de 31 % et de 43 % par rapport à leur pic de mi-mars. Les prévisions de production hebdomadaires sont de 870 millions d’œufs en juillet, en hausse de 9 % par rapport à janvier dernier, mais en recul de 6 % par rapport à juillet 2011.

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