Nouveaux foyers de grippe aviaire dans le Sud-Ouest, coup dur pour les producteurs de foie gras

Nouveaux foyers de grippe aviaire dans le Sud-Ouest, coup dur pour les  producteurs de foie gras

Plusieurs foyers de grippe aviaire ont été découverts dans le Sud-Ouest, un coup dur pour la filière volailles et foie gras, qui va devoir encore attendre pour reprendre ses exportations hors d'Europe, suspendues depuis un précédent épisode de la maladie.

Quelque 7.000 canards ont été abattus et 4.500 morts de maladie dans le Tarn, selon la préfecture, et le virus s'est rapidement propagé dans les 
départements du Gers, avec trois élevages touchés, des Hautes-Pyrénées et du Lot-et-Garonne. Mais les foies gras déjà produits, en vue notamment des fêtes de fin d'année, ne sont pas concernés. 

Le premier foyer de grippe aviaire H5N8 a touché un élevage de canards dans la commune d'Almayrac (Tarn). "Un jour avant les constatations des premiers canards morts dans un second élevage d'Almayrac, un convoi est parti avec des canards", a expliqué le préfet de Tarn Jean-Michel Mougard. En tout, quelque 7.000 palmipèdes seraient partis vers d'autres départements, selon les chiffres de la préfecture.

"L'objectif est de stopper impérativement la diffusion du virus", "ce virus pathogène est extrêmement dangereux car la mortalité intervient rapidement. C'est la première fois que l'on constate ce degré de virulence", a précisé le préfet du Tarn. "Des canards prêts à gaver ont été transportés dans les trois élevages" touchés dans le Gers, a confirmé le préfet de ce département Pierre Ory, et le même fournisseur (dans le Tarn) "est à l'origine des infections" dans les Hautes-Pyrénées, le Lot-et-Garonne et le Gers.

Mais, dans le Gers, "ces cas sont dans des foyers confinés, ce qui permet de les contenir", a-t-il souligné. Quelque 690 canards ont déjà été abattus et 3.200 le seront samedi. Le préjudice économique est d'ores et déjà important car 70 éléveurs sont concernés et le gavage est arrêté dans le département. Un cas a par ailleurs été décelé dans les Hautes-Pyrénées avec 1.000 canards déjà abattus, selon la préfecture de ce département. 
Une "suspicion" de cas de grippe aviaire a en outre été détectée dans un salle de gavage de canards du Lot-et-Garonne, où plus de 2.000 canards ont déjà été abattus dans l'attente de résultats définitifs, ont indiqué vendredi préfecture et chambre d'agriculture. 

Pour expliquer la résurgence de cette maladie, le ministère rappelle que de nombreux cas ont été déclarés en Europe ces dernières semaines et que "le rôle des oiseaux migrateurs apparaît prépondérant dans la diffusion de ce virus". A l'approche de l'hiver, ils se déplacent plus au sud. Cette souche du virus avait une première fois été détectée le 26 novembre dans le Pas-de-Calais, sur des canards sauvages.

'Eteindre les premières braises'

Son apparition, dans un élevage cette fois, "ne permettra pas à la France de recouvrer le 3 décembre, comme envisagé, son statut [de pays] indemne d'influenza aviaire", précise le ministère de l'Agriculture. Or ce statut, perdu par la France il y a un an à la suite d'un précédent épisode de grippe aviaire, est indispensable pour pouvoir exporter volailles et foie gras dans de nombreux pays hors d'Europe, comme le Japon.

"Il y aura du foie gras pour la fin de l'année. La seule chose que ça remet en cause c'est le statut indemne qui permet ensuite de pouvoir exporter sans aucun problème", a tenu à rassurer le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll. Ces nouveaux cas ne présentent aucun lien avec l'épisode survenu l'an dernier dans le sud-ouest de la France, où c'est une mutation d'un virus qui circulait jusque-là sans provoquer d'hécatombe qui était en cause. 

Mais pour les producteurs de foie gras du Sud-Ouest déjà fortement éprouvés, l'objectif est "d'éteindre les premières braises pour éviter la 
propagation de l'incendie", a indiqué à l'AFP le président du Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog), Christophe Barrailh.
Ces nouveaux cas "repoussent, du coup, encore de trois mois le calendrier de reconquête du statut de pays indemne", déplore-t-il. En 2015, la France avait exporté près de 5.000 tonnes de foie gras, sur les 19.200 tonnes produites dans l'Hexagone. 

Source AFP

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Commentaires 2

adada

parlons du foie gras hongrois ou bulgare , toujours pas de grippe avaire chez eux ? la france a pas de bol ou des services sanitaires miné par des membres de l214

dominique joaquin "ilantifenn"

bonjour
depuis le début de l année tous les charlots disaient que ce n est pas du a la faune sauvage d ou de nombreux investissement pour les producteurs et maintenant.......
et surtout a 1jours pour pouvoir lever l interdiction d exporter et avant les fete de noel bizarre bizarre

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