Oeufs : une gestion prise en main par les agriculteurs eux-mêmes

Anne-Yvonne HENOT

Oeufs : une gestion prise en main par les agriculteurs eux-mêmes

Un réajustement est nécessaire après la restructuration liée à la mise aux normes bien-être.

Les arrêts d’élevages français ont été plus que compensés par des grands projets d’agrandissement chez les éleveurs spécialisés. Ainsi, les mises en place de poulettes sont en forte progression à partir de l’été 2012. Au 1er trimestre 2013, la production d’oeufs a progressé de 27 % par rapport à la même période de 2012. Et le CNPO (Comité National pour la Promotion de l’oeuf) estime que le potentiel de production en place en oeufs de consommation est supérieur de plus de 5 % aux besoins du marché. Il en résulte une chute importante des cours depuis le début de l’année.

La cotation TNO* n’était plus que de 5,06 € en juin (5,89 € au 1er semestre contre 9,99 € au 1er semestre 2012).

Depuis avril, les mises en place de poulettes marquent une pause après un an et demi de progression continue, mais la production a augmenté jusqu’en septembre. Le CNPO a proposé que les vides sanitaires soient rallongés, qu’il y ait des abattages anticipés de poules
pondeuses et qu’il y ait une pause dans les projets de création et d’extension d’élevages. Depuis septembre, la cotation TNO semble reprendre un peu de couleurs grâce aux mesures mises en place par la profession elle-même.

La maîtrise de la production européenne et des importations d’oeufs « non normés » reste impérative pour maintenir les cours.

*Tendance Nationale officieuse (établie par le journal des Marchés)

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