Projet photovoltaïque : La démarche collective n'offre que des avantages

Hervé Dumuis

Pour la Chambre d'agriculture des Côtes d'Armor, le projet collectif permet aux éleveurs de mieux réfléchir leur investissement.

Les démarches collectives dans l'investissement photovoltaïque sont devenues la spécialité d'Annie Charter, conseillère à la chambre d'agriculture des Côtes-d'Armor. « Notre première réflexion sur le photovoltaïque date de 2004 et les premières démarches de groupe sont nées en juin 2006, lorsque les perspectives de rentabilité se sont améliorées. » Depuis, la connaissance et la maîtrise des dossiers se sont affinées. « Au début, on avait du mal à s'y retrouver car les devis étaient très variés et nos compétences limitées. Aujourd'hui, nous sommes précis et rapides dans la prise de décision » poursuit la conseillère.

Annie Charter, conseillère à la chambre d'agriculture des Côtes-d'Armor (22) : « C'est le moment d'investir dans le photovoltaïque. » (H. Dumuis)

Annie Charter, conseillère à la chambre d'agriculture des Côtes-d'Armor (22) : « C'est le moment d'investir dans le photovoltaïque. » (H. Dumuis)

La richesse du groupe

La démarche collective offre de nombreux avantages. Selon Annie Charter « la richesse d'un groupe ne se retrouve pas dans une démarche individuelle. Certains éleveurs sont très techniques, d'autres plus économiques. Cela permet de se poser les bonnes questions. Par exemple, en mettant les devis en commun, le premier groupe a gagné 70 000 euros par dossier ».
Intégrer un collectif rodé permet également de bénéficier de l'accumulation des expériences au moment de faire son choix. La conseillère avance quelques pistes. « Il faut choisir un fournisseur qui possède l'agrément QualiPV et dont les personnels ont une vraie expérience de la pose, ou qui travaille avec des poseurs bien identifiés. Mieux vaut opter pour une entreprise et des matériaux ayant fait leur preuve. Le fournisseur doit également émettre un devis très détaillé techniquement et pas seulement un logo avec un prix. Dans un projet collectif, une entreprise qui écarte un dossier individuel non faisable est un signe rassurant qui prouve qu'elle ne cherche pas à vendre à tout prix. Au contraire, les devis réalisés sans étude préalable sont à écarter. Enfin, il n'est pas superflu de vérifier la santé financière de votre fournisseur potentiel. »
Une fois la décision prise, certains pièges sont à éviter, comme par exemple laisser le fournisseur gérer les démarches administratives. Selon Annie Charter « il faut absolument garder la main. Cela évite les surprises, notamment en matière de surcoût de raccordement

Des clauses suspensives

Cette dernière incite les éleveurs à intégrer des clauses suspensives dans leurs contrats afin de pouvoir se rétracter sans pénalités si la rentabilité du projet est menacée. « Les dépôts de dossiers étant de plus en plus nombreux, les devis ERDF qui garantissent le prix de rachat sont émis avec un peu de retard. Or les prix de rachat sont susceptibles de varier. Avec l'aide de son conseiller juridique, rédiger une clause qui prévoit l'abandon du projet en dessous d'un prix seuil peut s'avérer utile. En tout cas, ne jamais commencer l'installation avant de recevoir le devis ERDF. »
Il convient également de faire préciser la garantie d'intégration au bâti permettant de bénéficier du tarif de rachat le plus avantageux. Selon Annie Charter « il faut donc privilégier les entreprises qui la garantissent dans leurs contrats ». De quoi rester vigilant, mais pas attentiste, car « mieux vaut investir avant que les prix de rachat ne soient revus à la baisse… » souligne Annie Charter.

Pour en savoir plus

Voir dossier de Réussir Aviculture d'octobre 2009. (RA n°150, p. 10 à 20)

Source Réussir Aviculture Octobre 2009

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