Stéphane Le Foll lance un appel aux banques pour trouver une solution financière

Stéphane Le Foll lance un appel aux banques pour trouver une solution financière

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, lance un appel à la mobilisation des partenaires bancaires afin de trouver une solution financière pour permettre la poursuite de l'activité du groupe volailler Doux, en redressement judiciaire.

A l'issue d'une réunion au ministère réunissant la Fnsea, la Confédération française de l'aviculture et Coop de France, Stéaphane le Foll  a appelé à la mobilisation des partenaires bancaires « afin de trouver une solution financière permettant la poursuite de l’activité du groupe Doux ».  D’après l’Afp,  Doux serait à la recherche de 30 à 40 millions d'euros mais aucun accord n'aurait encore été trouvé avec les banques et notamment la britannique Barclays.

Le ministre a également souligné que l’ensemble de la filière devait travailler pour « pérenniser l’outil industriel, dans l’intérêt des éleveurs, des salariés et de la filière volailles. » Il a demandé aux  préfets de région d’organiser  rapidement des réunions au niveau local avec les éleveurs et l'ensemble des acteurs du dossier pour faire à nouveau un point précis de la situation.

Plus largement, pour l’avenir de la filière, le ministre juge indispensable de « consolider nos marchés traditionnels à l’export » mais aussi de « mieux profiter du potentiel du marché français, alors que nous importons 40% du poulet consommé en France. » 

Stéphane Le Foll évoquera l’avenir de la filière avicole le 26 juin avec le commissaire européen Dacian Ciolos.

De son côté, Xavier Beulin a demandé que Doux assure le paiement des éleveurs ainsi que les arriérés, notamment  pour les producteurs dont la totalité des revenus vient de l'élevage de volailles. "Certains n'ont rien touché depuis trois ou quatre mois", affirme-t-il.  Le groupe doit trouver "très vite" une ligne de crédit pour garantir ces paiements, a-t-il ajouté.

Leader européen de la volaille, le groupe familial Doux, basé à Châteaulin (Finistère), compte 3.400 salariés et travaille avec 700 à 800 éleveurs. Il a été placé en redressement judiciaire le 1er juin, à sa demande.

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Commentaires 1

aa.delpech@wanadoo.fr

la transparence sur le sujet s'impose !!! si le groupe en est arrivé là c'est peut-être qu'il a un peu trop sponsorisé le football ! mais ça personne en parle alors que tus les responsables le savent ! Assumez vos erreurs de gestion . Vaut-il mieux verser de l'argent au sport plutôt qu'aux salariés qui travaille dans le groupe et aux éleveurs ? A débattre ...

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