Terrena, futur « champion » de la volaille

Pascal Le Douarin

Terrena, futur « champion » de la volaille
Avec l'acquisition de deux marques fortes - Père Dodu pour les produits élaborés et Doux pour l'export pays tiers - Terrena souhaite "devenir l'acteur le plus innovant d'Europe". - © P. Le Douarin

Après le rachat du groupe Doux, le pôle volailles de Terrena conforte sa position de numéro 2 français avec un chiffre d'affaires de 1,4 milliard d'euros et 23 % de la production nationale.

Terrena aura attendu un peu moins de quatre ans pour mettre la main sur le groupe Doux et déboursé beaucoup plus que prévu en 2012 lors de l'offre de reprise. Annoncée en mai 2015, la négociation a été finalisée le 9 mars dernier, après avoir reçu le feu vert de l'Autorité de la concurrence le 18 février. Le capital de Doux, d'un montant non précisé, est désormais détenu à 52,5 % par Terso, une société qui regroupe Terrena à 88 % et la banque de développement Sofiprotéol à 12 %. Les autres actionnaires restent pour 25 % le groupe saoudien Almunajem qui distribue les poulets Doux en Arabie saoudite et la famille Doux à 22,5 %. Une évolution est envisagée pour cet actionnaire a déclaré au journal Ouest France, le directeur général de Terrena, Maxime Vandoni. Le nouvel ensemble Gastronome-Doux commercialise 420 000 tonnes de volailles produites sur 16 sites à partir de 1500 élevages et avec 5700 salariés.

Quatre « business units »

Ce pôle volailles sera dirigé par Christophe Couroussé, précédemment directeur du marketing stratégique et de la communication de Terrena. Coopérative oblige, le pôle est présidé par Dominique Grasset, éleveur dans le Maine et Loire. Doux apporte le grand export qui va élargir la palette et les produits élaborés qui renforcent l'existant. Quatre business units (BU) sont créées. La BU « Volailles fraîches » avec ses marques Douce France, Fermier d'Ancenis et Saint Sever (label rouge), Gastronome serait le numéro 2 français avec 15 % du marché. La BU export reprend tel quel le grand export de Doux, avec un chiffre d'affaires de 430 millions d'euros. La BU produits élaborés regroupe la Soprat de Doux, avec sa marque Père Dodu, et les trois usines d'élaborés de Gastronome (Le Bignon, Saint Nicolas du Pelem, Falleron). Elle serait numéro 1 des panés frais vendus en GMS. Enfin, la BU dinde, avec son abattoir de Moncoutant, est numéro 2 avec 11 % de part de marché.

Inventer l'élevage de demain

La ligne stratégique annoncée par Terrena vise trois objectifs : reconquérir la part du marché français captée par les importations ; créer de la valeur et inventer l'élevage de demain, fondé sur la Nouvelle agriculture, elle-même basée sur le concept d'agriculture écologiquement intensive (AEI) ; exporter le savoir-faire avec une offre adaptée, notamment au Moyen-Orient. Doux n'a pas eu le temps d'étoffer sa gamme congelée, limitée au poulet entier et à la saucisse de volaille. Pour atteindre ces trois cibles, Terrena va devoir faire preuve d'innovations et d'investissements dans tous les domaines : outils industriels, marketing, produits. Les détails du plan stratégique à trois ans devraient être présentés au mois de juin, le temps que les équipes et l'organisation se mettent en place. Les impacts sur l'organisation amont, avec les synergies en matière de collaboration entre éleveurs Doux et Val'iance, n'ont pas été détaillés.

Source Réussir Aviculture

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Commentaires 2

@cloche

dans ce cas precis la bonne formule concernant ton commentaire est : poser la question c'est déjà y repondre
si les paysans regardait d'un peu plus pres leur coop ils verraient des monstres adminsitratifs ( les paysans ralent toujours apres les fonctionnaires avec leur coop on a crée des nids de pseudo fonctionnaires) ultra couteux ,
aujourd'hui meme le pauvre aide de silo qui passe une journée par semaine a balayer apres il attends car il n y a plus de boulot gagne plus qu'un paysan , le chef d'un seul silo qui s'occupe juste de servir quelques paysans en phytos quelques remorques d'engrais, d'envoyer des camions et qui avec les heures de moissons a environ 3 mois de vacances gagnent dans ma coop 2500€/ mois , y a bientoto aucun ingenieur agri/agro qui sera payé a ce niveau là
regardes les directeurs les sous directeurs, les responsbales divers et variés regardez les masses salariales de vos coops , qui rachetent en conservant a grand frais tous les postes de directions de l'ancienne coop et disent au pecore pour ne pas el froisser c'est une fusion , les paysans n'en ont pas marre d'etre les dindons

CLOCHE215

est-ce que c'est la coop qui est championne ou ses adhérents????

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