ufs de consommation : La troisième génération d'éleveurs et de bâtiments à Pen–Creac'h

Pascal Le Douarin

Impliquée dans l'oeuf depuis 1962, la famille Le Saout voit arriver la troisième génération d'entrepreneurs et, avec elle, un outil de production en phase avec son temps.

Agée de 23 ans, Solenne Le Saout a rejoint le Gaec de la ferme avicole de Pen-Creac'h en janvier dernier, située à Taulé non loin de Morlaix dans le nord du Finistère (1). Elle s'est associée à son père Jean-Luc et à son oncle Jean- François, jumeaux de 53 ans. Le Gaec fait encore partie de la quinzaine de producteurs d'oeufs vraiment indépendants du département. Entendez par là qu'ils commercialisent eux-mêmes la majorité de leurs oeufs. « Chaque jour, nous vendons en moyenne 60 000 oeufs, boîtés (marque L'oeuf de Pen-Creac'h) ou colisés en alvéoles, auprès des artisans des métiers de bouche de Bretagne, de détaillants, et de grossistes », détaille Jean-Luc, qui a la charge de la commercialisation, Jean-François étant dévolu à la partie technique et amont.
Par ailleurs, le Gaec produit et commercialise aussi des poulets noirs cou nu fermiers (« Royal noir ») et valorise les fientes sèches des poules sous forme de granulés (« Granufertil »). L'entreprise emploie cinq personnes y compris les associés. L'intégration de Solenne dans l'entreprise se passera d'abord dans la partie commerciale, le maillon le plus délicat à maîtriser selon son père.

De gauche à droite, Jean-François, Jean-Luc et Solenne Le Saout devant leur nouveau poulailler de 47 000 places. (P. Le Douarin)

De gauche à droite, Jean-François, Jean-Luc et Solenne Le Saout devant leur nouveau poulailler de 47 000 places. (P. Le Douarin)

Remise aux normes nécessaire

Les outils de production du Gaec étant amortis, l'arrivée de Solenne concorde avec un investissement conséquent de 850 000 euros. Il correspond à un poulailler de 47 000 places de poules logées en cages collectives de cinquante places (Zucami MEC 50), conformes à la réglementation qui sera appliquée en 2012. L'outil est en tous points similaire aux constructions actuelles : une structure de 75 mètres par 16 mètres en charpente et bardage métalliques (construction Le Couillard) pour une fois de couleur marron foncée ; six rangées de batteries de huit étages avec plancher métallique intermédiaire ; une ventilation dynamique par admission sur les côtés et extraction en pignon par douze turbines de 40 000 m3 à l'heure. De plus, les cages ont été équipées de pipettes en inox et les fientes fraîches sont préséchées par gaine avant d'être envoyées vers le tunnel de séchage installé dans le bâtiment attenant.

La taille de l'outil a été déterminée par le droit à produire supplémentaire de 10 000 places obtenu avec l'intégration de Solenne dans le Gaec, et par l'arrêt du plus ancien des deux autres poulaillers en fonction (construits en 1962 et 1978). Malgré plusieurs rénovations, le plus vieux était devenu obsolète. À ce jour, la capacité de production est d'environ 87 000 poules pondeuses. Quarante mille places refaites en 2000 restent à mettre aux normes de 2012. Ce sera sans doute le dernier chantier des frères Le Saout avant de prendre comme on dit « une retraite bien méritée » et de céder définitivement le flambeau à Solenne.


Les oeufs sont commercialisés à propre marque ou vendus en cartons. (P. Le Douarin)

Les oeufs sont commercialisés à propre marque ou vendus en cartons. (P. Le Douarin)

 

(1) www.lesaoutfreres.fr

Source Réussir Aviculture Mars 2008

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires