Un poulet fermier auvergnat 100 % phytothérapique

Sophie Giraud-Chatenet/Pamac-Réussir Aviculture Juin 2013

Un poulet fermier auvergnat 100 % phytothérapique
De gauche à droite : Marc Saulnier, Christian Mathinier et Karim Boudjedra, devant l'engagement à produiredes poulets fermiers label rouge sans antibiotiques. © Carrefour

Carrefour et Arrivé ont inauguré en Auvergne une production de poulets fermiers label rouge soignés exclusivement par les plantes.

Sur l’exploitation de Martine et Christian Mathinier, située sur les hauteurs de Gannat, dans l’Allier, il y avait foule le 22 avril pour l’événement organisé par le groupe Carrefour. Non contents de répondre au cahier des charges label rouge, les poulets fermiers auvergnats seront désormais soignés exclusivement par les plantes. Cette filière « poulets fermiers label rouge engagement qualité Carrefour (EQC) » permet à Carrefour de combler un manque dans sa gamme, et « de répondre aux attentes des consommateurs en matière de qualité des produits », a insisté, Karim Boudjedra, directeur des produits libre-service chez Carrefour France. À l’instar du couple Mathinier, 150 éleveurs approvisionnent cette filière, les premiers poulets ayant fait leur apparition dans les magasins Carrefour depuis novembre 2012.

10 000 poulets par semaine

Plus de 10 000 poulets fermiers EQC sont en moyenne commercialisés chaque semaine par Arrivé Auvergne. Pour répondre à une demande que Carrefour estime grandissante, 60 nouveaux poulaillers de 400 m2 pourraient voir le jour, confortant les élevages existants et stimulant les projets d’installation. « C’est plus d’un poulailler par semaine », s’est félicité Marc Saulnier, directeur d’Arrivé Auvergne, qui estime que ce nouveau partenariat va générer un développement économique important, de nature à permettre à la région de « conserver un poulailler d’avance ». « Depuis 1996, nous utilisons la phytothérapie dans la filière poulet de chair », rappelle Eric Aubry du groupe d’alimentation animale Tellus. Du côté des producteurs, la filière 100 % phytothérapie est vécue comme une opportunité, même si le recours aux seuls soins par les plantes a pu effrayer et oblige à une plus grande vigilance. « La prise de risque est plus importante. C’est la raison pour laquelle, nous avons exigé que les éleveurs qui s’engagent dans cette filière bénéficie d’une plus-value », explique Gilles Cabart, éleveur dans l’Allier. Ils perçoivent pour le moment 50 centimes d’euro supplémentaires du mètre carré et par lot.

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