Une filière en régression : Les nouveaux défis de la pintade

Fabien Brèthes

L'avenir de la production de la pintade a été débattue à l'assemblée générale du comité interprofessionnel de la pintade (CIP), en juillet dernier.

Avec 42 800 t produites en 2009, la pintade représente 2,5 % de la production avicole nationale. Le président du CIP, Guy Bergès, rappelle que « la pintade contribue à la diversité de l'aviculture française et participe à sa bonne image ». Malgré cela, ce secteur est sur une dynamique peu favorable. Par rapport à 2004, le recensement avicole de 2009 chiffre à 30 % la baisse des exploitations de pintade, ce qui équivaut à une diminution de 24 % de la capacité. « Nous avons un réel problème en standard », commente Jean Champagne, délégué général du CIP, car « la moitié est élevée dans des structures ayant plus de vingt ans ». Très clairement, la pintade souffre d'un manque de compétitivité, donc d'attractivité par rapport aux autres productions. De plus, « elle est trop peu diffusée, trop peu connue et trop peu consommée », ajoute Jean Champagne. « La découpe représente les deux tiers des abattages en standard, ce qui a permis le développement en restauration hors domicile, mais la découpe reste absente des GMS », complète Guy Bergès.

Guy Bergès. (F. Brèthes)

Guy Bergès. (F. Brèthes)

Un plan depuis 2008

Pourtant, un plan de communication existe depuis 2008. « Pour l'heure, la majorité des actions est centralisée sur les GMS, là où nous souffrons d'un manque de représentation » témoigne Jean Christophe Léon, l'abatteur leader (Savel). Ce plan vise également le marché extérieur, l'Europe mais aussi le Japon. Guy Bergès déplore que « des actions ne soient pas encore menées avec les autres filières volailles ». Malgré les difficultés, la pintade continue à bénéficier d'une bonne image, comme le succès du chapon (+ 233 % en cinq ans). « La pintade devient de plus en plus une volaille festive », constate Jean Champagne et peut répondre parfaitement à une demande croissante en produit de qualité. C'est peut-être là que se trouve son salut. En conclusion, Guy Bergès a annoncé qu'il ne solliciterait pas le renouvellement de son mandat.

Source Réussir Aviculture Septembre 2010

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