Une vidéo dénonce les conditions d'élevage de poules pondeuses dans l'Ain

Une vidéo dénonce les conditions d'élevage de poules pondeuses dans l'Ain

Après les abattoirs, l'association L214 veut cette fois dénoncer les conditions d'élevage "alarmantes" de poules pondeuses dans l'Ain avec une nouvelle vidéo choc publiée mercredi.

"S'il le faut, je fermerai cet élevage", a réagi le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, interogé sur France Info et qualifiant la situation de "lamentable" et d'"insupportable". Tournées selon L214 en avril dans le Gaec du Perrat à Chaleins, les images montrent des poules déplumées, une prolifération de poux, d'asticots, des cadavres de volailles en état de décomposition avancée gisant dans des cages, des accumulations de fiente. "La situation dans cet élevage perdure, il y a eu des arrêtés préfectoraux mais ça ne va pas plus loin. Donc on porte plainte pour maltraitance sur animaux, on demande au préfet la fermeture, aux enseignes qui vendent leurs oeufs d'arrêter et aux consommateurs de réfléchir à leur consommation", explique Brigitte Gothière, cofondatrice de l'association qui milite pour un monde sans consommation de viande.

Selon elle, l'élevage livre notamment des oeufs sous marque Matines (propriété du groupe Avril) et distribués par Auchan, Carrefour, Casino, Intermarché et Super U. Proche de Villefranche-sur-Saône, le Gaec du Perrat fait de l'élevage industriel de porcs et de volailles. Sur son site internet, il indique "accueillir 200.000 poules pondeuses" et disposer de "150.000 places" pour les poulettes. Il assure que l'élevage industriel en cage (code 3 sur les oeufs), "dénigré à l'heure actuelle", est "pourtant l'un des seuls pouvant vous garantir une réelle fraicheur des oeufs" et que la poule en cage "bénéficie d'une sécurité bactériologique parfaite". 

"Accumulation de fiente"

Il s'agit du plus gros élevage de poules dans un département essentiellement producteur de volailles haut-de-gamme, les poulets de Bresse. La préfecture de l'Ain a déjà pris plusieurs arrêtés sur ce Gaec. Dans l'un d'eux, datant du 6 janvier 2016, elle confirme que lors d'une inspection en août 2015 a été constatée "la présence importante de mouches dans le hangar +poulettes+ et de larves dans le hangar +pondeuses+" et relève des "accumulations de fientes". Le texte évoquait aussi plusieurs courriers d'une mairie proche se plaignant de la prolifération de mouches dans le voisinage.

Le ministre a toutefois reconnu que cet élevage a "déjà été sanctionné deux ou trois fois", et sommé de corriger ses manquements, mais qu'on "est dans un cadre légal et je ne peux pas fermer comme ça". La direction départementale de la protection des populations de l'Ain a assuré suivre la situation de prés et multiplier les inspections. L'élevage a notamment été mis en demeure sur l'aspect sanitaire et son activité a été brièvement suspendue fin mars. Le dernière inspection, en date du 18 mai, va entraîner de nouvelles demandes de mise en conformité, sans pour autant entraîner de nouvelle fermeture, assure Laurent Bazin, directeur de la DDPP. Contacté, le responsable du Gaec n'a pas souhaité réagir.

Source avec AFP

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Commentaires 10

JCA61

Certes intolérable de voir dans les conditions sont élevés ces animaux!
Alors faut il s'attarder à voir un sujet provocateur et largement médiatisé,pour une fois de plus acculer les travailleurs et nourrir la société d'une psycose supplémentaire.
Où faut il dénoncer les pratiques commerciales, qui sont appliquées dans notre pays qui font mourir le monde rural au profit d'une société avide de consommation et de scandales inutiles.
Allez demander cela aux réfugiés rescapés que l'on entasse dans des bidonvilles aux portes et aux yeux de tous,mais qu'il nous arrange bien d'ignorer,des fois qu'ils viennent bouffer dans nos assiettes!

@dob

non le probleme n'est pas là , ce n'est pas au producteur de proposer un modele de consommation et de production , le consomateur a voulu toukours plus pour toujours moins cher , la consequence de leur consomation est là devant eux
peut etre que si les eleveurs etaient à hauteur deleur importance et de leur travail peut etre que s'ils vivaient honorablement d'un beau , peut etre que s'ils n etaient pas acculés par normes et controles sans n'en tirer aucune remuneration pendant qu'on importe du poulet bresilien elevé dans des conditions encore bien pire , peut etre qu'avec ses prealables on aura des paysans heureuxde faire leur taf , et de presenter un beau produit
en attendant je n'excuse rien mais je comprends bien la logique qui amene un peu partout a des comportements pas admissibles, evidemment les gens aux 35h qui n'ont jamais eu la responsabilité de produire quelquechose a partir d'etre vivnts et qui ne pense qu'a ses loisirs et a acheter du poulet thailandais dans ses plats preparés est outré

dob

la main dans le sac...
s'il vous plait, même si vous n'adhérez pas à la cause de cette assoc, ayez au moins l'intelligence de ne pas remettre en cause les faits.
C'est à nous de proposer un mode d'agriculture qui allie respect de l'environnement, des animaux et de l'humain.
Si ça avait été fait avant, ils ne seraient pas maintenant à faire ces campagnes de dénonciation diverses.

la Françe va mieux

Les actions visent à détruire les élevages, abattoirs ,discréditer le métier d'agriculteur , nous rayer de la population pour me servir les intérets américain ,et toute la clic chinoise et quatariste .


lapalice

je ne connait pas une entreprise ou il n'y a rien a "redire" au point de vue hygiene ou sécurité (la difference entre ce qui est présenté et la realité qui n'est pas si facile que "sur le papier") alors c'est facile pour ces associations ecolo de deglinguer n'importe quelle boite ...

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