[Vidéo] Grippe aviaire: les professionnels "soulagés", en attendant d'autres aides

Anne Sophie LESAGE

[Vidéo] Grippe aviaire: les professionnels "soulagés", en attendant d'autres aides

Les professionnels de la filière palmipèdes du Sud-Ouest, durement touchés par l'épizootie de grippe aviaire, se disent"soulagés" par l'annonce, mardi, d'un premier plan d'aides de 130 millions d'euros débloqué par le gouvernement mais attendent des aides supplémentaires pour l'ensemble du secteur.

 

"On est soulagés sur le montant de l'enveloppe, qui correspond à notre demande mais ne concerne que l'amont de la production (accouveurs, éleveurs et gaveurs). Maintenant, on attend un deuxième plan d'aides pour l'aval de la filière (abattoirs, transformation et commercialisation), a déclaré Dominique Graciet, président de la Chambre d'Agriculture de la région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes. Selon M. Graciet, président de Delpeyrat et acteur important de la filière palmipèdes, ce premier engagement financier annoncé par le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, "ne couvre que le manque à gagner du vide sanitaire". Pour Christophe Barrailh, président du CIFOG (Comité interprofessionnel du Foie gras), "aucun modèle ne peut résister à la perte d'un tiers du chiffre d'affaires" de l'ensemble d'une filière, même si "nous sommes satisfaits d'avoir obtenu réponse au caractère d'urgence". Cet administrateur du groupe coopératif Euralis attend lui aussi un second plan de soutien à "l'aval de la filière". "Le chantier n'est pas terminé", a-t-il prévenu.

"Etre vigilants"

M. Barrailh s'est par ailleurs félicité d'avoir désormais "une vision précise du calendrier après le vide sanitaire" et "une reprise (de la production) dès le 9 mai pour les canetons d'un jour". "C'est un équilibre subtil à trouver entre le vide sanitaire nécessaire pour éradiquer le virus et il était important de caler cette date au plus tôt pour permettre aux professionnels d'avoir de la visibilité", a-t-il dit. Pour le Modef, qui participait au rendez-vous mardi matin avec le ministre aux côtés des responsables du Cifog et de la chambre d'Agriculture, il s'agira "d'être vigilants". "Ce qui compte pour nous c'est que tous les producteurs retrouvent leurs billes. S'il manque de l'argent, on sera mobilisés pour aller en redemander", a indiqué Christophe Mesplède, président du Mouvement de défense des exploitants familiaux dans les Landes. M. Mesplède souhaite aussi que les sommes soient distribuées au travers de "déclarations de pertes individuelles validées par un organisme agréé" et non "par un organisme tiers du type chambre d'agriculture ou interprofession". "On a toujours défendu l'idée qu'un arrêt de la production n'était pas nécessaire pour gérer cette crise qui permet aux grands groupes d'écouler leurs stocks. Il y a un problème réel avec ce virus mais il y avait différentes manières de gérer", a-t-il affirmé.

Source avec AFP

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