Volaille : Une filière « standard » toujours à la peine, mais des perspectives différentes en fonction des opérateurs d’aval

Anne-Yvonne HENOT

Volaille : Une filière « standard » toujours à la peine, mais des perspectives différentes en fonction des opérateurs d’aval

La consommation française baisse, et la filière export est toujours mise à mal par la fin des restitutions : une diminution forte des exportations et une augmentation des importations montrent que la filière n’a pas, sur 2014, trouvé un nouveau souffle et s’enfonce un peu plus dans la tourmente. Mais les écarts de performances et de rentabilité deviennent importants entre éleveurs en fonction de leur opérateur aval.

Une balance commerciale déficitaire sur les premiers mois de 2014

Les abattages de volailles des 7 premiers mois 2014 affichent un repli de 2,4% par rapport à 2013, notamment pour le poulet dont les abattages sont en baisse de 3,8% et la dinde, en baisse de 1,9%. Seuls les abattages de canards à rôtir et de pintadeaux sont légèrement en hausse.

Nos exportations chutent de 11% sur la même période, en grande partie à cause des moindres volumes exportés vers le proche et moyen orient, tandis que nos importations progressent de 2.6%. La balance commerciale est en déficit de 66 M€ contre 50 M€ d’excédent sur 2013.

Une consommation fragile

 Malgré des prix en baisse, la consommation de volailles baisse de 2.3%. La part des produits élaborés progresse encore, pourtant le prix de la volaille entière reste bas à l’image du prix du poulet PAC.

volaille1

L’embargo russe aura sans doute peu d’influence sur ce marché, car les importations russes ne représentent que 0.7% de la production européenne de volailles. 

Des résultats d’ateliers volailles très différents en fonction des opérateurs d’aval

Entre des groupes industriels qui annoncent une hausse de leur chiffre d’affaires et de leurs bénéfices, d’autres qui annoncent avoir trouvé un nouveau modèle économique et encore des dépôts de bilan, la situation est très contrastée dans les entreprises.

volaille2

Ces écarts se retrouvent chez les éleveurs, car le taux de remplissage des poulaillers, la durée des vides sanitaires et même les performances techniques observées sont influencés par les perspectives de chacun des opérateurs.

De même que pour le porc, la baisse de l’euro et la baisse du prix de l’aliment sont des facteurs plutôt favorables pour les mois à venir, même si les concurrents brésiliens profitent également de cette baisse du coût des matières premières.

Mais le maintien d’une filière avicole française forte passe par un réinvestissement dans des outils industriels performants, ce qui permettrait aussi d’envisager la reconquête du marché national.

Source : CERFRANCE - Lettre Veille Economique - décembre 2014 - n°40

 

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires