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Le Réseau Cerfrance

21/05/10
Fiscalité-Juridique

Analyse des coûts : Un véritable couteau suisse

Pourquoi s'évertuer à calculer son coût de production ? C'est un remarquable outil de pilotage et de prise de décision pour positionner son entreprise favorablement face à l'avenir.

Calculer des coûts nécessite un fort investissement personnel de la part de l'exploitant. Voici cinq bonnes raisons de s'y atteler.

1 - Se positionner par rapport aux marchés

Le retrait progressif du soutien public aux marchés conduit à une diminution et à une redistribution des aides. Calculer ses coûts de production permet de mesurer l'écart entre la réalité du marché et le niveau auquel son propre système de production aboutit. Cette mesure du coût à l'unité produite va bien au-delà de la mesure classique de performance à l'hectare, évaluée au travers de la marge brute ou de la marge nette. Elle se révèle indispensable pour connaître la véritable efficience de l'exploitation, qui dépend de la cohérence de tous les moyens de production mis en oeuvre, y compris la main-d'oeuvre familiale et le capital investi.

2 - Mesurer la rentabilité relative de ses productions et ateliers

Chaque agriculteur est bien conscient que la contribution relative de ses différentes productions ou de ses ateliers à la rentabilité globale de son entreprise n'est pas la même. Mais, dans une approche globale et sans vouloir pousser l'analyse, les motivations historiques ou sentimentales, l'agronomie, la technique, l'organisation du travail, le conduisent souvent à maintenir son système. L'analyse des coûts de production peut alors révéler le manque de compétitivité d'un atelier ou d'une production. La remise en cause du fonctionnement, voire de l'existence même, de cet atelier ou de cette production, amène nécessairement l'exploitant à se poser les bonnes questions, à revoir son système d'exploitation (choix de productions, pratiques,…) et à apporter les corrections permettant d'améliorer l'équilibre global. Mais attention cependant aux décisions trop rapides ! La démarche a ses limites et ce, pour deux raisons. D'une part, une production à faible rentabilité peut contribuer à un équilibre global satisfaisant ; on voit immédiatement l'aberration résultant du maintien par l'exploitant de la seule production dégageant la meilleure marge…D'autre part, dans un contexte devenu instable, avec une grande volatilité des cours, la diversité des productions contribue à sécuriser le système et à pérenniser l'entreprise.

3 - Réorienter éventuellement sa stratégie

Face à la nécessité de renouveler de grosses immobilisations ou de réaliser des investissements lourds, comme par exemple un bâtiment, une salle de traite, une moissonneuse-batteuse, l'exploitant peut opter pour des solutions moins conventionnelles, telles que la location, le crédit-bail,…qui préservent la flexibilité de son exploitation et mobilisent moins de capitaux. Mesurer l'impact économique des différentes options sur les coûts de production fournit un critère de décision objectif, parmi tous les autres.

4 - Porter un regard critique sur son entreprise

En s'obligeant à examiner son mode de fonctionnement, par l'analyse précise des charges, des temps de travaux, de son organisation,… l'exploitant assume sa vraie fonction de chef d'entreprise. Il appréhende et hiérarchise les sources de profit et éventuellement les foyers de perte de son exploitation. Il est alors en mesure d'évaluer la pertinence de ses choix.

5 - Étudier un regroupement

La réussite d'un regroupement d'exploitants passe incontestablement par l'analyse des facteurs humains. Mais dans la quasi-totalité des situations, il est nécessaire aussi qu'ils partagent un minimum la conception de la conduite de leur exploitation. Si l'analyse préalable des coûts de production révèle des différentiels importants, ce sera révélateur de décalages que les exploitants n'auront pas su (ou voulu…) déceler dans leur projet de rapprochement. Dans ces conditions, il y a fort à parier que l'exploitant le plus performant accepte difficilement de perdre en compétitivité. Il vaut mieux renoncer au rapprochement de manière préventive que de découvrir a posteriori ces problèmes pouvant conduire à un échec toujours mal vécu.

 

Source : CER France, Gérer pour gagner

CER France Gérer pour Gagner, Thierry Lemaître, conseiller d'entreprise
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