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26/07/09
Fiscalité-Juridique

Spécial anti-crise : Reportage - Au Gaec du Cébron, les associés font bloc

Au Gaec du Cébron, les associés n'ont pas pour habitude de mettre tous leurs oeufs dans le même panier. L'exploitation semble “formatée” pour surmonter les épreuves. L'équipe reste soudée contre vents et marées.

La vie du Gaec Cébron n'est pas un long fleuve tranquille… Les 6 associés de cette exploitation familiale en polyculture élevage, située dans la région poitevine, sont bien placés pour le savoir. Ils ont vécu des moments de doute et des difficultés, mais ils ont toujours su rebondir pour assurer l'avenir.En 1985, les bâtiments de l'atelier laitier sont détruits par un violent incendie. Peu de temps auparavant, une inondation entraîne les jus d'un silo d'ensilage, provoquant une pollution involontaire d'un cours d'eau attenant. Cet incident va confronter les associés aux médias locaux et à la justification. Un passage difficile à vivre du fait de la remise en cause des pratiques d'élevages et, au bout du compte, du métier ! Joseph et Jean-Marie ont vécu ces événements en “direct live“, ce qui ne les empêche pas de relativiser 25 ans après. “Plaie d'argent n'est pas mortelle…“ assure Joseph. « J'en ai pourtant pleuré quand j'ai vu le bâtiment à terre, détruit à jamais“ confie Jean Marie. “Notre chance, c'est d'être nombreux sur l'exploitation. Tout le monde s'est retroussé les manches pour reconstruire. Travailler en équipe, ça aide“ poursuit Joseph. “Heureusement que nous étions bien assurés. Il n'y a eu que peu de conséquences financières et nous avons pu redémarrer l'activité avec un bâtiment plus fonctionnel.“ À chaque chose malheur est bon !

Diversité et équilibre

Puis survient la crise de l'ESB. Nous sommes en 1996. La crainte d'un cas de vache folle dans le troupeau est dans toutes les têtes. Les prix des bovins sont dépréciés. Faut-il maintenir l'atelier d'engraissement de taurillons ? Abel, le responsable de cette production, tient bon pendant les réunions entre associés. Il est vrai qu'à cet te époque l'atelier porcin assurait une partie des résultats du Gaec. “Le risque est plus important quand vous n'avez qu'une production. C'est pourquoi nous avons toujours voulu maintenir une diversité d'activités sur l'exploitation. La production bovine participe à l'équilibre général au sein du Gaec“, explique Abel. Et Jean-Marie de rajouter : “les crises sanitaires sont comme les incendies. On peut en limiter les conséquences financières. Par contre, moralement, il faut tenir le coup. À ce moment là, c'est important de ne pas être seul. On gère plus facilement à plusieurs, dans la mesure où on partage les idées et on se soutient.“

Voir plus loin

Autre secteur sensible : la production porcine. Les associés s'accordent à dire que “l'instabilité des cours fait partie du jeu. Et que, dans le temps, c'est la production qui offre les meilleurs résultats. La tentation est grande de supprimer une production quand l'autre assure l'essentiel des revenus, constate Abel. Mais une association ne repose-t-elle pas sur le partage et la répartition des risques ?“ Jean-Marie, le responsable laitier du Gaec, s'interroge quant à lui sur la crise laitière actuelle. “Elle pose clairement la question des coûts de production du lait, estime-t-il. Mais elle fragilise surtout les laiteries. Si la laiterie venait à fermer ses portes, où livrerait-on notre lait ? Ce serait vraiment la crise à ce moment là...“ Les associés constatent que la gestion d'un troupeau laitier se rapproche aujourd'hui de celle d'un élevage de porcs, avec une forte variabilité des prix. Il devient plus compliqué d'ajuster la production que par le passé.

En ce qui concerne la crise économique et financière que nous traversons, ces agriculteurs estiment être “assez peu touchés“. Les partenaires bancaires continuent à accompagner le Gaec, sans nouvelle exigence. Par contre, ces agriculteurs s'avouent “plus inquiets des conséquences de la crise sur le niveau de consommation alimentaire des ménages et donc, sur les débouchés de leurs produits.“ Comme le résume Abel : “le danger pour les exploitations dans les situations de crises vient de leur fragilité financière. Dans la conjoncture actuelle, nous avons choisi la prudence, en différant par exemple les investissements au niveau du matériel pour limiter les risques.“ La sagesse est aussi le fruit de l'expérience…

Source : CER France, Gérer pour gagner Août, Septembre, Octobre 2009

CER France, Gérer pour gagner, Jacques Mathé, Economiste

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