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Forum

LA SAFER NOUS PROTEGE

  • Message
  • Tout terrain agricole comme tout bien, vaut ce que les acheteurs sont prêts à payer pour l'acquérir. Par son intervention, la SAFER brise cette simple loi de l'offre et de la demande.
    Qui protège-t-elle: vendeur ou acquéreur?
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  • Heureusement que la safer est là sinon comment pourrait-on freiner la spéculation foncière qui empêche les agriculteurs d'acheter du terrain pour le laisser aux mains de promoteurs. Et encore elle ne vat pas assez loin, elle devrait préempter systématiquement.
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  • @aviron
    En observant le marché boursier, la spéculation boursière n'empêche pas pour autant les investisseurs d'acheter et aux vendeurs de vendre, bien au contraire!
    Quant aux promoteurs, les communes ont un plan d'urbanisme donc je ne crois pas que les promoteurs construisent à la "sauvage". Évidemment, sont chanceux les agriculteurs qui ont des terrains agricoles qui sont classés constructibles car ils vont spéculer.
    En ce qui concerne le droit, pour la SAFER, de préemption voire systématique cela favorise l'acquéreur et pénalise le vendeur. Personnellement, je trouve cela injuste.
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  • Aujourd'hui, beaucoup de pays européens envient la politique foncière induite par l'instauration des SAFER. Il suffit de regarder du côté de l'Europe de l'Ouest quand de grands groupes achètent des milliers d'Ha en Ukraine ou en Hongrie dans le seul but de spéculer dessus, sans qu'aucun outil de régulation existe. Cela n'existe pas en France et le rôle des SAFER y est certainement pour quelque chose.
    Enfin, pour info, la SAFER n'use de son droit de préemption que dans 10% de ses dossiers. 90% résultent d'une vente à l'amiable: le vendeur souhaite passer par la SAFER qui bénéficie d'une vue imprenable sur la valeur du marché foncier (toutes les ventes de plus de 25a lui sont notifiées par les notaires). D'ailleurs, de plus en plus de notaires confient aux SAFER des expertises de propriété lors d'arrangements du fait de leur fine connaissance du marché...
    Après comme toujours, lors d'une vente de terres par la SAFER, il y a des contents (candidats retenus) et des mécontents (candidats non-retenus). Dès qu'on traite de la problématique foncière, il est impossible de faire que des heureux tellement certains se révèlent coriaces dès qu'on évoque le mot "terre"!
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  • Lorsque j'étais enfant, à l'école communale, je jouais souvent aux billes avec mes petits copains. Parmi les gars, qui n'y a pas joué?
    Parmi ces belles billes en verre de toutes les couleurs, existaient aussi ces beaux boulards eux aussi aux belles couleurs vives et éclatantes.
    Parfois les billes ou les boulards de notre petit copain nous faisaient envie et vice versa.
    Pour cela, souvent nous échangions certaines de ces belles billes contre des billes ou des boulards. Étant jeunes, nous n'avions aucun concept de la valeur monétaire mais, malgré cela, nous nous entendions sur un terme de l'échange. Par exemple deux billes contre telle bille, trois ou quatre billes contre tel boulard, etc…... Nous arrivions, malgré notre jeune âge et une négociation plus ou moins intense, à déterminer une certaine valeur pour une telle bille ou un tel boulard.
    Toute négociation en vue de l'échange se faisait tout simplement en terme d'unités d'un bien contre un autre bien et nous aboutissions toujours à une entente à l'issu de laquelle chacun de nous se sentait sortir gagnant mais aussi content. C'était très important dans cet échange.
    Dans le cas d'une vente effectuée par la SAFER, tout comme dans le cas de toute autre vente, le vendeur tout comme l'acheteur devrait se sentir gagnant et content tout comme dans mon exemple d'échange de billes. N'est-ce pas?
    Mais à ce sujet, je trouve l'affirmation suivante un peu triste: "lors d'une vente de terres par la SAFER, il y a des contents (candidats retenus) et des mécontents (candidats non-retenus)". C'est pourquoi, même si la SAFER avec son droit de préemption n'intervient que dans 10% des situations, j'estime que ce 10% n'est que de trop.
    En jettant un petit coup d'oeil au delà de l'Atlantique, sur le Canada, les États Unis d'Amérique, c'est le marché (l'offre et la demande) qui régularise le marché du foncier dans ces pays. L'agriculteur doit certes demeurer très compétitif sinon malgré ses 500, 1000, 2000,…5000,…... ha de terre, il va disparaitre.
    D'un autre coté si des agriculteurs désirent aller s'implanter dans des pays de l'Est car ils y voient des opportunités (Eldorado) ou encore quels que soient leurs motifs, il faut les admirer et leur souhaiter bonne chance plutôt que de les envier ou critiquer. Non seulement eux vont-ils en sortir gagnants mais également le pays hôte. Comme disent les anglais, dans ce cas "it's a win-win situation".
    Alors que dans le cas de la SAFER "it's a win-lose situation".
    Dommage mais pourtant vrai!
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  • @Sunflower: Pour que la SAFER préempte, il faut que quelqu'un lui demande et la préemption est soumise à des accords (ministère des finances et de l'agriculture)...Les choses sont encadrées. Aussi, la SAFER intervient par préemption en révision de prix, afin d'éviter de donner de fausses valeur de référence sur la zone qui peuvent compromettre des projets d'installation de la part de jeunes.
    La préemption peut être perçue comme injuste mais elle reste secondaire et surtout encadrée par l'Etat. Face à l'interventionnisme caché des USA et du Canada, la France a privilégié un interventionnisme ouvert à travers les SAFER. En effet, aucun marché au monde ne se régule par l'offre et la demande. Tous les marchés sont influencés dans le cadre d'accords de libre-échange.
    Personne n'a surement la politique exacte en la matière et l’opposition entre partisans et opposants d'un interventionnisme des pouvoirs public en matière de foncier subsistera toujours...
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  • @geo
    Peu importe les circonstances, la SAFER a bel et bien le droit de préemption mais aussi de fixer un prix non pas au-dessus du prix convenu mais hélas en dessous.
    Peut-on comparer un agriculteur avec son exploitation agricole au mécanicien avec son garage, au maçon avec son entrepôt, au boulanger avec son four à pain, au boucher avec sa boucherie, au notaire avec son étude, au dentiste avec son cabinet dentaire, au pharmacien avec son officine, etc……?
    Tous opèrent en ayant comme objectif la génération d'un revenu et de faire un profit à la fin de l'année.
    Parmi tous ces professionnels, lorsque le propriétaire décide de vendre, seul le "paysan français" peut se faire casser la vente. Ni au Canada, ni aux USA malgré "l'interventionnisme caché" ceci n'existe mais au contraire, n'importe qui peut toujours faire une offre plus élevée pour acquérir la dite firme. Tout bien vaut ce que les acheteurs sont prêts à payer pour l'acquérir.
    Pour qu'il y ait marché, quoique l'on dise, il faut d'un coté une offre et d'un autre coté une demande donnant lieu à une formation de prix. Certes, à l'issue de cela, il peut y avoir des interventions gouvernementales pour réguler les marchés notamment au niveau national (salaires, loyers,…) ou international avec le libre échange (quotas, tarifs,…..).
    Cependant, si l'on considère le marché de la volaille ou des fruits et légumes qui a lieu dans la halle du village tel jour de la semaine, il n'y a absolument aucune intervention ou régulation quant au prix.
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  • @geo
    Peu importe les circonstances, la SAFER a bel et bien le droit de préemption mais aussi de fixer un prix non pas au-dessus du prix convenu mais hélas en dessous.
    Peut-on comparer un agriculteur avec son exploitation agricole au mécanicien avec son garage, au maçon avec son entrepôt, au boulanger avec son four à pain, au boucher avec sa boucherie, au notaire avec son étude, au dentiste avec son cabinet dentaire, au pharmacien avec son officine, etc……?
    Tous opèrent en ayant comme objectif la génération d'un revenu et de faire un profit à la fin de l'année.
    Parmi tous ces professionnels, lorsque le propriétaire décide de vendre, seul le "paysan français" peut se faire casser la vente. Ni au Canada, ni aux USA malgré "l'interventionnisme caché" ceci n'existe mais au contraire, n'importe qui peut toujours faire une offre plus élevée pour acquérir la dite firme. Tout bien vaut ce que les acheteurs sont prêts à payer pour l'acquérir.
    Pour qu'il y ait marché, quoique l'on dise, il faut d'un coté une offre et d'un autre coté une demande donnant lieu à une formation de prix. Certes, à l'issue de cela, il peut y avoir des interventions gouvernementales pour réguler les marchés notamment au niveau national (salaires, loyers,…) ou international avec le libre échange (quotas, tarifs,…..).
    Cependant, si l'on considère le marché de la volaille ou des fruits et légumes qui a lieu dans la halle du village tel jour de la semaine, il n'y a absolument aucune intervention ou régulation quant au prix.
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  • qu' une bande de pourris j'en fais les frais actuellement
    dans une cession ou il n'y a pas un are a vendre
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  • La safer n'est pas grand chose de propre, elle aime les dessous de table, celui qui paye le plus l'emporte
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